Le nom de Badrutt, à Saint-Moritz, mériterait d'être gravé en lettres immenses sur le flanc d'une montagne. L'histoire débute par un pari un peu cinglé, lorsque le dénommé Johannes Badrutt, un soir d'automne 1864, assis dans le salon de l'hôtel Kulm qu'il a acheté quelques années plus tôt, se met à vanter les vertus de l'hiver suisse à quatre touristes anglais. Ces derniers, habitués aux ténèbres hivernales de leur glaciale Grande-Bretagne, n'en croient pas leurs oreilles quand Badrutt leur parle de " paradis sur terre " et de journées baignées de soleil. " Revenez donc à Saint-Moritz en décembre prochain, lâche alors le patron aux Britanniques. Si vous ne vous amusez pas, je ...