Une centaine d'objets rares, parmi lesquels des statuettes appartenant à de très anciennes civilisations, sont exposées dans quatre galeries où étaient entreposées les tapisseries royales au temps du garde-meuble des rois de France. Elles ont été restaurées et réaménagées dans leur intégralité avec les dernières techniques de pointe et des matériaux parmi les plus nobles.

Au cours des 20 prochaines années, l'Hôtel de la Marine, bâtiment emblématique du XVIIIe siècle situé place de la Concorde qui vient d'être entièrement restauré, accueillera les oeuvres de la collection du Cheikh Hamad Bin Abdullah al-Thani qui en a rassemblé entre 5.000 et 6.000 au total, datant de plusieurs millénaires jusqu'à nos jours. Le lieu abritera également des expositions temporaires thématiques. Un accord a été conclu en ce sens entre la fondation Al Thani et le Centre des monuments nationaux (CMN). Le montant global de l'investissement du mécène qatari reste "confidentiel", selon les deux institutions. La presse a évoqué 20 millions d'euros, une information ni confirmée, ni démentie.

Des pièces de la collection ont déjà été montrées à travers le monde, à New York, Londres et Tokyo.

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Pour mettre en valeur les "civilisations du monde", la première galerie accueille sept chefs d'oeuvre de quatre continents, couvrant une période de plus de 5.000 ans.

Parmi eux: une idole Kiliya (Anatolie), pure abstraction opalescente datant de 3.300 à 2.500 avant J-C; une tête de pharaon datant du point culminant de la civilisation égyptienne antique en jaspe rouge; une rare sculpture en bronze doré de la dynastie chinoise des Han représentant un ours; un pendentif maya en forme de masque, rare pièce de ce type.

- Des visages sculptés -

Cette galerie ouvre l'exposition comme un écrin, grâce à une scénographie conçue par l'une des stars japonaises de l'architecture, Tsuyoshi Tane. Constituée d'une cascade de fleurs dorées entrelacées et suspendues au plafond par des fils d'or, elle enveloppe le visiteur dans une sorte de cosmos qui "résonne avec l'universalité de l'art", dit à l'AFP Amin Jaffer, conservateur général de la collection Al Thani.

La deuxième galerie, couloir oblique plongé dans l'obscurité, présente onze visages sculptés à travers les âges. Remarquablement éclairés, ils surgissent face au visiteur confronté à sa propre image et à la représentation de l'image humaine à travers les âges et les cultures.

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Parmi les pièces maîtresses: une tête d'homme en quartzite (vers 2050 avant J-C) renvoyant aux sculpture de Gudea, souverain de la cité-état du Lagash (Mésopotamie); une tête Fang-Betsi du Gabon (1700-1850); un buste de calcédoine de l'empereur Hadrien, sculptée vers 1240 et installée sur un buste en vermeil au XVIème siècle.

D'autres trésors antiques, d'un raffinement extrême, leur succèdent dans un couloir parallèle: objets en pierre ciselés, récipients en or et en argent, bijoux et ornements du bassin méditerranéen datant de 900 à 100 avant J-C, ainsi que plusieurs oeuvres de l'art lapidaire olmèque (au moins 1.200 avant J-C).

La visite se conclut par des chefs d'oeuvre de l'Islam, exposés dans une dernière galerie conçue pour "les expositions temporaires, sur des thèmes renouvelés, afin de favoriser les échanges culturels internationaux", selon M. Jaffer.

Manuscrits, pièces de ferronnerie, textiles, céramiques, objets en verre et bijoux, proviennent de l'ensemble du monde musulman, du califat omeyade à l'empire moghol. Parmi les pièces maîtresses, un folio du Coran bleu, l'un des manuscrits les plus célèbres datant du Moyen Age, dont l'origine a suscité de nombreux débats.

Une centaine d'objets rares, parmi lesquels des statuettes appartenant à de très anciennes civilisations, sont exposées dans quatre galeries où étaient entreposées les tapisseries royales au temps du garde-meuble des rois de France. Elles ont été restaurées et réaménagées dans leur intégralité avec les dernières techniques de pointe et des matériaux parmi les plus nobles.Au cours des 20 prochaines années, l'Hôtel de la Marine, bâtiment emblématique du XVIIIe siècle situé place de la Concorde qui vient d'être entièrement restauré, accueillera les oeuvres de la collection du Cheikh Hamad Bin Abdullah al-Thani qui en a rassemblé entre 5.000 et 6.000 au total, datant de plusieurs millénaires jusqu'à nos jours. Le lieu abritera également des expositions temporaires thématiques. Un accord a été conclu en ce sens entre la fondation Al Thani et le Centre des monuments nationaux (CMN). Le montant global de l'investissement du mécène qatari reste "confidentiel", selon les deux institutions. La presse a évoqué 20 millions d'euros, une information ni confirmée, ni démentie.Des pièces de la collection ont déjà été montrées à travers le monde, à New York, Londres et Tokyo.Pour mettre en valeur les "civilisations du monde", la première galerie accueille sept chefs d'oeuvre de quatre continents, couvrant une période de plus de 5.000 ans. Parmi eux: une idole Kiliya (Anatolie), pure abstraction opalescente datant de 3.300 à 2.500 avant J-C; une tête de pharaon datant du point culminant de la civilisation égyptienne antique en jaspe rouge; une rare sculpture en bronze doré de la dynastie chinoise des Han représentant un ours; un pendentif maya en forme de masque, rare pièce de ce type.- Des visages sculptés - Cette galerie ouvre l'exposition comme un écrin, grâce à une scénographie conçue par l'une des stars japonaises de l'architecture, Tsuyoshi Tane. Constituée d'une cascade de fleurs dorées entrelacées et suspendues au plafond par des fils d'or, elle enveloppe le visiteur dans une sorte de cosmos qui "résonne avec l'universalité de l'art", dit à l'AFP Amin Jaffer, conservateur général de la collection Al Thani.La deuxième galerie, couloir oblique plongé dans l'obscurité, présente onze visages sculptés à travers les âges. Remarquablement éclairés, ils surgissent face au visiteur confronté à sa propre image et à la représentation de l'image humaine à travers les âges et les cultures. Parmi les pièces maîtresses: une tête d'homme en quartzite (vers 2050 avant J-C) renvoyant aux sculpture de Gudea, souverain de la cité-état du Lagash (Mésopotamie); une tête Fang-Betsi du Gabon (1700-1850); un buste de calcédoine de l'empereur Hadrien, sculptée vers 1240 et installée sur un buste en vermeil au XVIème siècle.D'autres trésors antiques, d'un raffinement extrême, leur succèdent dans un couloir parallèle: objets en pierre ciselés, récipients en or et en argent, bijoux et ornements du bassin méditerranéen datant de 900 à 100 avant J-C, ainsi que plusieurs oeuvres de l'art lapidaire olmèque (au moins 1.200 avant J-C).La visite se conclut par des chefs d'oeuvre de l'Islam, exposés dans une dernière galerie conçue pour "les expositions temporaires, sur des thèmes renouvelés, afin de favoriser les échanges culturels internationaux", selon M. Jaffer.Manuscrits, pièces de ferronnerie, textiles, céramiques, objets en verre et bijoux, proviennent de l'ensemble du monde musulman, du califat omeyade à l'empire moghol. Parmi les pièces maîtresses, un folio du Coran bleu, l'un des manuscrits les plus célèbres datant du Moyen Age, dont l'origine a suscité de nombreux débats.