Les plaignants, quatre étudiants chinois en droit, dénonçaient une pratique discriminatoire du géant américain du divertissement à l'égard des visiteurs asiatiques. Ils y voyaient un exemple d'un deux poids deux mesures de Disney, l'interdiction d'apporter de la nourriture ne s'appliquant pas, selon eux, dans les parcs du groupe situés en France et aux Etats-Unis. L'affaire avait suscité un vif débat sur les réseaux sociaux chinois.

"Nous accordons de l'importance aux commentaires de nos visiteurs. Nos directives actualisées sur l'entrée d'aliments sont appliquées en fonction du respect de la sécurité et de la satisfaction des visiteurs", a indiqué mercredi par téléphone à l'AFP un employé de Disneyland Shanghai. La direction assurait jusqu'ici que son règlement était "conforme à celui de la plupart des parcs d'attractions en Chine et des autres (établissements) Disney en Asie".

Selon la nouvelle politique, "les visiteurs sont autorisés à apporter de la nourriture et des boissons de l'extérieur pour leur consommation personnelle", à la condition qu'ils ne nécessitent ni réchauffage ni réfrigération et "n'aient pas d'odeur âcre" comme ceux des durians -- des fruits originaires d'Asie du sud-est.

Les pastèques entières et le "tofu puant", un snack chinois frit et aux fortes senteurs de fermentation, restent cependant interdits d'accès au Disneyland Shanghai, a indiqué le journal étatique Quotidien du peuple.

La direction interdisait jusqu'ici toute entrée d'aliments ou d'alcool, en ayant toutefois une tolérance pour "les quantités raisonnables de nourriture pour bébé, de snacks secs ou de fruits".

Le parc Disneyland Shanghai, inauguré en 2016, est le sixième du groupe américain dans le monde et le troisième en Asie.