A l'occasion du Festival de cinéma latinoaméricain, organisé dans la capitale cubaine du 5 au 15 décembre, un photographe de l'AFP a immortalisé ces institutions, dont le nombre a chuté ces dernières décennies.

Sur les 106 salles de projection recensées en 1977, il n'en reste plus que 20, pour 2,1 millions d'habitants, selon l'Annuaire statistique de Cuba.

A l'image des vieilles berlines américaines qui sillonnent chaque jour La Havane, ces cinémas semblent tout droit sortis des années 40 ou 50, avec souvent les titres des films affichés, lettre par lettre, sur leur façade.

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La crise économique des années 1990 due a la disparition de l'Union soviétique - la fameuse Période spéciale - a condamné à mort un grand nombre de cinémas, dont les bâtiments abîmés par le temps sont parfois encore visibles aujourd'hui.

Quant à ceux qui restent, le manque de ressources pour réparer ou moderniser les équipements de projection, ainsi que la nécessité d'économiser l'électricité n'ont fait que prolonger leur agonie. Ils ne fonctionnent généralement que du mercredi au dimanche, en fin d'après-midi et en soirée.

Ce n'est pas que les Cubains aient perdu le goût des salles obscures, ils sont d'ailleurs encore très nombreux à s'y rendre, encouragés par des tarifs modiques, dans le cadre de la politique socialiste de démocratisation de la culture.

Pour le festival, les cinéphiles peuvent ainsi acheter un abonnement de dix places pour l'équivalent de 42 centimes de dollar. "Je suis allé dans beaucoup de festivals dans le monde et, honnêtement, c'est très difficile de trouver un endroit où l'envie de voir du cinéma est aussi frappante et spectaculaire qu'à Cuba", s'est exclamé le populaire acteur argentin Ricardo Darin en inaugurant le festival 2019.

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L'île souffre pourtant d'un manque de films, faute de moyens pour les acheter sur le marché international et en raison de l'embargo américain, appliqué depuis 1962, qui lui interdit d'en acquérir de ce pays. Mais à Cuba, contourner l'embargo, notamment par le piratage, est un sport national et il n'est donc pas rare de voir apparaître sur les écrans havanais un film tout juste sorti à Hollywood.

A l'occasion du Festival de cinéma latinoaméricain, organisé dans la capitale cubaine du 5 au 15 décembre, un photographe de l'AFP a immortalisé ces institutions, dont le nombre a chuté ces dernières décennies.Sur les 106 salles de projection recensées en 1977, il n'en reste plus que 20, pour 2,1 millions d'habitants, selon l'Annuaire statistique de Cuba.A l'image des vieilles berlines américaines qui sillonnent chaque jour La Havane, ces cinémas semblent tout droit sortis des années 40 ou 50, avec souvent les titres des films affichés, lettre par lettre, sur leur façade.La crise économique des années 1990 due a la disparition de l'Union soviétique - la fameuse Période spéciale - a condamné à mort un grand nombre de cinémas, dont les bâtiments abîmés par le temps sont parfois encore visibles aujourd'hui.Quant à ceux qui restent, le manque de ressources pour réparer ou moderniser les équipements de projection, ainsi que la nécessité d'économiser l'électricité n'ont fait que prolonger leur agonie. Ils ne fonctionnent généralement que du mercredi au dimanche, en fin d'après-midi et en soirée.Ce n'est pas que les Cubains aient perdu le goût des salles obscures, ils sont d'ailleurs encore très nombreux à s'y rendre, encouragés par des tarifs modiques, dans le cadre de la politique socialiste de démocratisation de la culture.Pour le festival, les cinéphiles peuvent ainsi acheter un abonnement de dix places pour l'équivalent de 42 centimes de dollar. "Je suis allé dans beaucoup de festivals dans le monde et, honnêtement, c'est très difficile de trouver un endroit où l'envie de voir du cinéma est aussi frappante et spectaculaire qu'à Cuba", s'est exclamé le populaire acteur argentin Ricardo Darin en inaugurant le festival 2019..L'île souffre pourtant d'un manque de films, faute de moyens pour les acheter sur le marché international et en raison de l'embargo américain, appliqué depuis 1962, qui lui interdit d'en acquérir de ce pays. Mais à Cuba, contourner l'embargo, notamment par le piratage, est un sport national et il n'est donc pas rare de voir apparaître sur les écrans havanais un film tout juste sorti à Hollywood.