Dans l'ancienne capitale thaïlandaise Ayutthaya, une dizaine d'éléphants ont arrosé d'eau les festivaliers venus célébrer Songkran, la fête de l'eau qui marque le début de la saison des pluies.

© AFP

Officiellement la fête débute samedi, avec le nouvel an bouddhique, mais chaque année les éléphants et leurs mahouts défilent, des fleurs et des coeurs peints sur le corps à Ayutthaya, ancienne capitale du Siam, où les touristes peuvent se promener sur le site archéologique à dos d'éléphants même en dehors du festival.

© AFP

De nombreux éléphants de Thaïlande sont employés dans le secteur du tourisme, suscitant de plus en plus la controverse.

© AFP

Les organisations de défense des droits des animaux affirment que les animaux sont souvent victimes d'abus quotidiens et que leur docilité avec les touristes passe par des rites brutaux de cassage des jeunes éléphants.

© AFP

Peindre le corps des éléphants ou les faire danser comme cela se fait à Ayutthaya relève de la "cruauté envers les animaux", dénonce Tom Taylor, de Wildlife Friend Foundation Thailand.

© AFP

"Forcer les éléphants à avoir ces comportements qui ne leur sont pas naturels s'obtient par la peur et avec l'usage d'un crochet de métal" pour les frapper, ajoute le responsable de cette ONG qui sauve des éléphants domestiqués pour tenter de les réintroduire dans la nature.

© AFP

Utiliser leurs trompes pour envoyer de l'eau, "c'est la façon naturelle qu'ont les éléphants de jouer", rétorque Laithongren Meepan, le propriétaire du Ayutthaya Elephant Camp.

© AFP

Les éléphants sauvages sont l'animal national de la Thaïlande. Ils vivent dans certaines parties du pays, mais leur nombre a diminué, passant d'un pic de plus de 100.000 en 1850 à environ 2.700 aujourd'hui.

A cause de la déforestation qui les prive d'habitat, ils se sont rapprochés des humains au cours des dernières décennies. La cohabitation avec les villageois et les agriculteurs n'est pas toujours facile.

Les éléphants sont également braconnés ou domestiqués pour le divertissement et le tourisme.

© AFP