Bordée par l'Azerbaïdjan, la Russie, l'Iran, le Turkménistan et le Kazakhstan, la mer Caspienne est, avec ses 371.000 kilomètres carrés d'eau salée, la plus grande mer intérieure du monde. Les chercheurs plaident pour la mise en place d'une task force internationale chargée de gérer les problèmes émergents sous la direction du Programme des Nations unies pour l'environnement.

Depuis les années 1990, le niveau de l'eau de la mer Caspienne baisse de quelques centimètres par an. Ce phénomène, causé par la pollution, l'évaporation et le manque croissant de glace en hiver, devrait s'accélérer dans les décennies à venir, selon les analyses des chercheurs des universités de Gießen, Brême et Utrecht. Cela aura, entre autres, des conséquences sur "l'écosystème unique sur place, les oiseaux migrateurs, les esturgeons et le phoque de la Caspienne qui ne se trouve qu'à cet endroit-là et qui met bas sur la glace".

mer Caspienne, Getty Images
mer Caspienne © Getty Images

La baisse du niveau de la mer Caspienne affecte également les millions de personnes qui vivent au bord de la mer ou des rivières qui s'y jettent et dont le cours va changer, avertissent les scientifiques. "Ces problèmes surviennent dans une région qui connaît déjà des tensions. L'Azerbaïdjan, la Russie, l'Iran, le Turkménistan et le Kazakhstan devront, en cas de baisse du niveau d'eau, conclure de nouveaux accords en matière de droits de pêche et de frontières terrestres."

La mer Caspienne pourrait, dans le pire des scénarios, soit une baisse de niveau de 18 mètres, perdre plus d'un tiers de sa surface d'eau.

Bordée par l'Azerbaïdjan, la Russie, l'Iran, le Turkménistan et le Kazakhstan, la mer Caspienne est, avec ses 371.000 kilomètres carrés d'eau salée, la plus grande mer intérieure du monde. Les chercheurs plaident pour la mise en place d'une task force internationale chargée de gérer les problèmes émergents sous la direction du Programme des Nations unies pour l'environnement. Depuis les années 1990, le niveau de l'eau de la mer Caspienne baisse de quelques centimètres par an. Ce phénomène, causé par la pollution, l'évaporation et le manque croissant de glace en hiver, devrait s'accélérer dans les décennies à venir, selon les analyses des chercheurs des universités de Gießen, Brême et Utrecht. Cela aura, entre autres, des conséquences sur "l'écosystème unique sur place, les oiseaux migrateurs, les esturgeons et le phoque de la Caspienne qui ne se trouve qu'à cet endroit-là et qui met bas sur la glace". La baisse du niveau de la mer Caspienne affecte également les millions de personnes qui vivent au bord de la mer ou des rivières qui s'y jettent et dont le cours va changer, avertissent les scientifiques. "Ces problèmes surviennent dans une région qui connaît déjà des tensions. L'Azerbaïdjan, la Russie, l'Iran, le Turkménistan et le Kazakhstan devront, en cas de baisse du niveau d'eau, conclure de nouveaux accords en matière de droits de pêche et de frontières terrestres." La mer Caspienne pourrait, dans le pire des scénarios, soit une baisse de niveau de 18 mètres, perdre plus d'un tiers de sa surface d'eau.