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Sainte-Marguerite est une véritable coulée verte, toute coiffée de pins et d'eucalyptus. Depuis le village qui abrite une poignée de cabanons saisonniers, un chemin de ceinture - 7, 5 kilomètres - permet de découvrir l'île à pied, notamment l'étang du Batéguier, qui accueille une avifaune assez diversifiée comme la sterne pierre garin et le grand cormoran. Les plages, entrecoupées de petites criques et de tombants rocheux, ne sont pas en reste. Le parcours se prolonge jusqu'au fort Royal. Prison d'État jusqu'au XXe siècle, il aura détenu de célèbres prisonniers, entre autres le "Masque de fer " et les Mamelouks de la garde impériale de Napoléon. On peut aujourd'hui visiter les cellules, les fresques murales et le musée de la Mer qui occupe la partie la plus ancienne du fort.L'île de Saint-Honorat, plus petite, abrite surtout plusieurs édifices religieux, dont le premier date du Ve siècle, période à laquelle le moine Honorat découvre en ce lieu une réponse à sa quête. À l'est du port, la chapelle de la Trinité est la plus belle des sept chapelles édifiées sur l'île durant le Moyen Âge. Plus loin, l'impressionnant monastère fortifié, construit entre les XIe et XVe siècles, s'impose comme un titan de pierre érigé à fleur d'eau. En retrait dans les terres, l'abbaye, édifiée au XIXe siècle, s'ouvre sur un monde de sérénité et de silence. Déambuler dans les jardins et les champs de vigne rappelle l'activité des habitants de l'île : la production de vins rouge et blanc - dont la renommée a également atteint les tables de l'Élysée -, ainsi que la production de miel et de liqueurs. À l'ouest de l'île, on découvre la chapelle de Saint-Pierre et, un peu plus loin, les ruines de la chapelle de Saint-Caprais, juste à côté des vestiges d'un four à rougir les boulets installé par Bonaparte à la fin du XVIIIe siècle pour assurer la défense côtière contre les vaisseaux ennemis !Par Sandrine Moirenc