Une dizaine de brocanteurs ont protesté lundi matin, sur la place du Jeu de Balle à Bruxelles, contre la règle limitant à 50 étals les marchés extérieurs quelque soit leurs tailles, et ce alors que l'ensemble des magasins peuvent rouvrir leurs portes.

Une manifestation avait été annoncée dimanche, mais la police a entretemps rappelé aux organisateurs que ce type de rassemblement était toujours interdit. "On voulait exprimer le mal-être des exposants, qui ont entendu que les marchés rouvriront le 18 mai, mais qui ont été avertis jeudi qu'il n'y aurait pas de réouverture ce lundi et qu'on ne savait pas quand le marché allait pouvoir reprendre", rapporte Michel Deschuytere, président de l'association des commerçants du quartier Bruegel et des Marolles.

"On a une place de 7.000 m2 qui permet de mettre un marchand par 10 m2, on est en plein air, ce sont des objets qu'on peut ne pas prendre en main... Ce marché est aussi un coeur de vie sociale. Il y a plein de petits revenus au noir nécessaires à des gens qui survivent".

L'échevin bruxellois des Affaires économiques, Fabian Maingain, a fait valoir jeudi dernier qu'il était conscient de l'importance du marché pour le quartier et qu'il essayerait en conséquence d'autoriser une réouverture adaptée dans le respect des règles. Des décisions relatives à l'ouverture de certains marchés plus problématiques sont attendues cette semaine. Les marchands questionnent la logique de la restriction à 50 étals.

Michel Deschuytere remarque qu'"ouvrir City 2 et pas le Vieux marché est incompréhensible. C'est une question de bon sens. Nous, ce n'est pas un espace fermé". Bernadette Lauzin, une marchande, ajoute, que "les experts s'accordent à dire que la contamination est plus négligeable en plein air. A City 2, des gens circulent dans la galerie alors qu'il y a les respirations, la ventilation... Rue Neuve, il y a beaucoup de monde dans chacun des sens de circulation".

Les marchands souhaiteraient être autorisés à ouvrir avec un peu plus de 50 stands. "50 marchands c'est trop pour des petits marchés exigus, mais c'est trop peu pour nous car on a 7.000 m2", continue Bernadette Lauzin. "On aimerait organiser des tournantes, avec les abonnés les mardis, jeudis, samedis et dimanches et les volants les lundis, mercredis et vendredis".

Une pétition en ligne a été lancée, lundi.

Le Vieux marché de la Place Jeu de Balle (quartier de Marolles, Bruxelles)

Le Vieux Marché est l'un des rares marchés de brocante et d'antiquités au monde à se dérouler 365 jours par an. Poumon social et économique de tout un quartier, il est établi depuis 1873 sur la place du Jeu de Balle, au coeur de Bruxelles.

Pour la première fois de son histoire, il ne s'est pas tenu pendant plusieurs mois. A la mi-mars, son activité a été arrêtée comme tous les marchés et commerces du pays.

Pour les marchands dont c'est le métier et l'activité principale (plus de 200 abonnés + les volants), les nombreux commerces et artisans qui vivent directement ou indirectement du Vieux Marché, mais aussi tou.te.s les Bruxellois.es pour qui c'est une source irremplaçable de vêtements et d'objets essentiels.

Une dizaine de brocanteurs ont protesté lundi matin, sur la place du Jeu de Balle à Bruxelles, contre la règle limitant à 50 étals les marchés extérieurs quelque soit leurs tailles, et ce alors que l'ensemble des magasins peuvent rouvrir leurs portes. Une manifestation avait été annoncée dimanche, mais la police a entretemps rappelé aux organisateurs que ce type de rassemblement était toujours interdit. "On voulait exprimer le mal-être des exposants, qui ont entendu que les marchés rouvriront le 18 mai, mais qui ont été avertis jeudi qu'il n'y aurait pas de réouverture ce lundi et qu'on ne savait pas quand le marché allait pouvoir reprendre", rapporte Michel Deschuytere, président de l'association des commerçants du quartier Bruegel et des Marolles. "On a une place de 7.000 m2 qui permet de mettre un marchand par 10 m2, on est en plein air, ce sont des objets qu'on peut ne pas prendre en main... Ce marché est aussi un coeur de vie sociale. Il y a plein de petits revenus au noir nécessaires à des gens qui survivent". L'échevin bruxellois des Affaires économiques, Fabian Maingain, a fait valoir jeudi dernier qu'il était conscient de l'importance du marché pour le quartier et qu'il essayerait en conséquence d'autoriser une réouverture adaptée dans le respect des règles. Des décisions relatives à l'ouverture de certains marchés plus problématiques sont attendues cette semaine. Les marchands questionnent la logique de la restriction à 50 étals. Michel Deschuytere remarque qu'"ouvrir City 2 et pas le Vieux marché est incompréhensible. C'est une question de bon sens. Nous, ce n'est pas un espace fermé". Bernadette Lauzin, une marchande, ajoute, que "les experts s'accordent à dire que la contamination est plus négligeable en plein air. A City 2, des gens circulent dans la galerie alors qu'il y a les respirations, la ventilation... Rue Neuve, il y a beaucoup de monde dans chacun des sens de circulation". Les marchands souhaiteraient être autorisés à ouvrir avec un peu plus de 50 stands. "50 marchands c'est trop pour des petits marchés exigus, mais c'est trop peu pour nous car on a 7.000 m2", continue Bernadette Lauzin. "On aimerait organiser des tournantes, avec les abonnés les mardis, jeudis, samedis et dimanches et les volants les lundis, mercredis et vendredis".Une pétition en ligne a été lancée, lundi.