Mexico, une capitale dans les nuages

Officiellement peuplée de 22 millions d'âmes - en réalité, bien plus -, Mexico est une ville certes démesurée (60 km sur 40 ! ) mais qui se révèle agréable. Et même si le souffle est parfois court - nous sommes à 2 300 m d'altitude -, la plus grande mégapole de la planète déploie de larges avenues et quantité d'espaces verts. Bâtie sur des lacs asséchés, c'est une géante aux pieds d'argile, comme en témoignent les nombreux édifices penchés. Les plus anciens sont les plus touchés, à l'image de l'imposante Basilique de Guadalupe. Du moins l'originale car, à côté, un bâtiment contemporain abrite désormais le célèbre suaire sacré affichant l'image de la Vierge. Un duo qui serait le second site chrétien le plus visité, après Saint-Pierre au Vatican. Gigantisme toujours sur le Zocalo, parmi les plus belles places du monde et la troisième plus vaste. C'est ici, sur l'emplacement du marché aztèque de Tenochtitlan, que Cortès décida d'implanter le centre de ...

Officiellement peuplée de 22 millions d'âmes - en réalité, bien plus -, Mexico est une ville certes démesurée (60 km sur 40 ! ) mais qui se révèle agréable. Et même si le souffle est parfois court - nous sommes à 2 300 m d'altitude -, la plus grande mégapole de la planète déploie de larges avenues et quantité d'espaces verts. Bâtie sur des lacs asséchés, c'est une géante aux pieds d'argile, comme en témoignent les nombreux édifices penchés. Les plus anciens sont les plus touchés, à l'image de l'imposante Basilique de Guadalupe. Du moins l'originale car, à côté, un bâtiment contemporain abrite désormais le célèbre suaire sacré affichant l'image de la Vierge. Un duo qui serait le second site chrétien le plus visité, après Saint-Pierre au Vatican. Gigantisme toujours sur le Zocalo, parmi les plus belles places du monde et la troisième plus vaste. C'est ici, sur l'emplacement du marché aztèque de Tenochtitlan, que Cortès décida d'implanter le centre de la cité nouvelle. Une esplanade bordée par le Templo Mayor, le Palacio Nacional et la cathédrale au sol, lui aussi, affaissé.La deuxième ville du Mexique - 8 millions d'habitants - est trois fois mondialement célèbre, étant à la fois le berceau de la tequila, des mariachis et du " cow-boy mexicain " coiffé de son sombrero. Son centre historique, bâti de splendides demeures et de palais coloniaux, vaut à lui seul le détour. Quatre places se succèdent entre la cathédrale et l'Hospicio Cabañas déclaré patrimoine de l'humanité. L'un des plus anciens et vastes hôpitaux d'Amérique recèle 57 immenses fresques du peintre Orozco, aux dominantes plutôt sombres mais aux effets optiques époustouflants, dépeignant la région à l'époque précolombienne et durant la conquête espagnole. A ne pas manquer : Tlaquepaque, village colonial aujourd'hui avalé par la ville, repaire d'artistes bourré de charme.Loin des eaux turquoise de la mer des Caraïbes, il faut pénétrer le Yucatan profond et partir à la recherche de ses merveilles intérieures. En faisant néanmoins exception à Tulum, perchée sur une falaise en surplomb de l'océan. L'ancienne cité maya de Zana était le seul port de l'empire. On pense que c'est ici que les Mayas aperçurent pour la première fois les caravelles espagnoles. On prend ensuite la route interne qui mène directement à Cobá, ville enfouie dans la jungle. Nombre de ses trésors n'ont pas encore été dégagés, et on devine des beautés cachées sous d'immenses collines. A l'heure actuelle, le Yucatán recèle à lui seul quelque 2 000 sites archéologiques, dont plus d'un millier se visitent. Mais s'il ne fallait en voir qu'un seul, ce serait celui de Chichén Itza, classé parmi les sept nouvelles merveilles du monde au même titre que la Grande Muraille de Chine ou le Taj Mahal. Il y a d'abord le site, plutôt grandiose : une baie immense cerclée de collines couvertes d'une végétation luxuriante donnant sur le Pacifique. A l'origine, un petit port dont l'existence sera révélée au monde par La nuit de l'iguane de John Huston, en 1964. Le film est un navet, mais Puerto Vallarta devient à la mode. Une réputation qui grandira encore un peu plus dans les années 70, lorsque de nombreuses scènes du Magnifique avec Belmondo, puis du feuilleton La croisière s'amuse y sont tournées. Et même si la destination figure désormais parmi les stations balnéaires les plus animées de la côte, elle a gardé son charme et, surtout, une taille humaine. Flâner au gré de ses ruelles pavées ou de son Malecón en bord de mer est un vrai délice. Puerto Vallarta se révèle également une base de départ idéale vers une myriade de plages sauvages ou aménagées, que l'on ne peut souvent rejoindre que par la mer.Avec ses 30 km de longueur et à peine 500 m à 1 km de largeur, l'île de Holbox - à prononcer " Holboch " - étend langoureusement ses interminables plages dans les eaux tranquilles de la mer des Caraïbes. Bien que le décor soit paradisiaque, l'atmosphère y est restée décontractée et profondément caribéenne, avec ses maisons colorées qui bordent des rues de sable. On raconte même que l'île aurait été peuplée par des descendants de pirates. Ici, on ne se déplace qu'à vélo ou en voiture de golf. Quel contraste avec la proche Cancun ! Riche en faune aquatique et ailée (plus de 150 espèces d'oiseaux), l'île fait partie de la réserve naturelle Yum Balam.