Jusque-là habituée aux records de fréquentation, la capitale française a reçu en 2020 quelque 33,1 millions de touristes en moins par rapport à l'année précédente. Elle a pâti l'an dernier, comme toutes les destinations, d'un "effondrement" inédit de la demande et de "l'instauration généralisée de restrictions en matière de voyages", selon ce bilan du Comité régional du tourisme (CRT).

Ainsi seuls 17,5 millions de touristes, dont 12,6 millions de Français, ont été accueillis l'an dernier à Paris et dans sa région d'Île-de-France, signe d'une "dégradation sans précédent de l'activité touristique". Ils ont généré 6,4 milliards d'euros de recettes touristiques.

Sans surprise, la baisse "est plus marquée pour la clientèle internationale avec -78% de séjours" contre "-56% pour la clientèle française", soit 15,7 millions de touristes français en moins comparé à 2019.

"Après un début d'année prometteur malgré le commencement de la crise sanitaire en Asie et la poursuite des mouvements sociaux en France, l'activité touristique s'est arrêtée à partir de la mi-mars", avec le début du premier confinement, selon le CRT. Puis "une certaine reprise a été constatée" au terme de ces restrictions, "dès le 11 mai" et jusqu'au second confinement fin octobre.

"Le tourisme à Paris Île-de-France a pu ainsi bénéficier d'une période de répit, notamment entre juillet et octobre avec une activité portée essentiellement par les Franciliens, les Français et quelques clientèles de proximité - Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Italie -", observe le CRT.

Très éprouvée, l'hôtellerie a "subi de plein fouet l'absence des clientèles d'affaires et internationales" et nombre d'établissements ont fermé de mi-mars à fin mai, puis à partir de fin octobre. Cela s'est traduit par une chute de 68% des nuitées hôtelières en 2020, contre -55% pour les locations saisonnières, comparé à 2019.

Les hôtels de la capitale ont particulièrement souffert de l'absence de clientèle internationale, "70% de leur chiffre d'affaires étant généré par celle-ci", notamment dans les établissements haut de gamme, rappelle le CRT, tandis que la fréquentation des musées et monuments a fortement pâti de "140 jours de fermeture exceptionnelle".

Le musée du Louvre et le domaine de Versailles ont ainsi vu leur fréquentation plonger respectivement de 72% et 76%.

Quant au tourisme d'affaires à Paris Île-de-France, qui "peut représenter jusqu'à la moitié des nuitées hôtelières" par an, il a fortement souffert avec l'annulation en cascade des salons et événements professionnels, mais reste un "puissant levier" pour la reprise.

Jusque-là habituée aux records de fréquentation, la capitale française a reçu en 2020 quelque 33,1 millions de touristes en moins par rapport à l'année précédente. Elle a pâti l'an dernier, comme toutes les destinations, d'un "effondrement" inédit de la demande et de "l'instauration généralisée de restrictions en matière de voyages", selon ce bilan du Comité régional du tourisme (CRT).Ainsi seuls 17,5 millions de touristes, dont 12,6 millions de Français, ont été accueillis l'an dernier à Paris et dans sa région d'Île-de-France, signe d'une "dégradation sans précédent de l'activité touristique". Ils ont généré 6,4 milliards d'euros de recettes touristiques.Sans surprise, la baisse "est plus marquée pour la clientèle internationale avec -78% de séjours" contre "-56% pour la clientèle française", soit 15,7 millions de touristes français en moins comparé à 2019."Après un début d'année prometteur malgré le commencement de la crise sanitaire en Asie et la poursuite des mouvements sociaux en France, l'activité touristique s'est arrêtée à partir de la mi-mars", avec le début du premier confinement, selon le CRT. Puis "une certaine reprise a été constatée" au terme de ces restrictions, "dès le 11 mai" et jusqu'au second confinement fin octobre."Le tourisme à Paris Île-de-France a pu ainsi bénéficier d'une période de répit, notamment entre juillet et octobre avec une activité portée essentiellement par les Franciliens, les Français et quelques clientèles de proximité - Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Italie -", observe le CRT.Très éprouvée, l'hôtellerie a "subi de plein fouet l'absence des clientèles d'affaires et internationales" et nombre d'établissements ont fermé de mi-mars à fin mai, puis à partir de fin octobre. Cela s'est traduit par une chute de 68% des nuitées hôtelières en 2020, contre -55% pour les locations saisonnières, comparé à 2019.Les hôtels de la capitale ont particulièrement souffert de l'absence de clientèle internationale, "70% de leur chiffre d'affaires étant généré par celle-ci", notamment dans les établissements haut de gamme, rappelle le CRT, tandis que la fréquentation des musées et monuments a fortement pâti de "140 jours de fermeture exceptionnelle". Le musée du Louvre et le domaine de Versailles ont ainsi vu leur fréquentation plonger respectivement de 72% et 76%.Quant au tourisme d'affaires à Paris Île-de-France, qui "peut représenter jusqu'à la moitié des nuitées hôtelières" par an, il a fortement souffert avec l'annulation en cascade des salons et événements professionnels, mais reste un "puissant levier" pour la reprise.