Les compagnies MSC et Costa ont annoncé cette semaine que leurs premières croisières en Méditerranée, après une interruption de plusieurs mois en raison de la pandémie, partiraient de Gênes (nord-ouest) et Trieste (nord-est), des grands ports où il est plus facile d'appliquer les règles de distanciation sociale.

Vendredi soir, l'association No Grandi Navi ("Non aux grands navires") organise un rassemblement pour fêter ce que ses organisateurs considèrent comme un "pas important" en avant dans la lutte en cours depuis huit ans pour interdire leur présence dans les eaux fragiles de la lagune.

Aucun départ de la Cité des Doges, classée au patrimoine de l'Unesco, n'est prévu d'ici la fin de l'année. En outre, nombre de navires n'y feront même pas escale.

"Ce n'est pas la victoire finale, mais c'est un pas important", a expliqué à l'AFP un membre de No Grandi Navi, Marta Sottoriva.

Le port de Venise est un secteur économique majeur pour la ville, qui accueille des hordes de croisiéristes à la journée, débarqués des énormes navires.

Venise, Reuters
Venise © Reuters

Les défenseurs de l'environnement accusent les grosses vagues engendrées par les géants des mers, longs de plusieurs centaines de mètres et hauts de plusieurs étages, d'éroder les fondations des immeubles de la Sérénissime.

Selon Marta Sottoriva, la pandémie a montré que l'économie de Venise ne peut pas reposer seulement sur le tourisme, mais doit être refondée sur un modèle plus équilibré.

Les employés du port, qui n'ont pas travaillé depuis mars, ont organisé lundi une manifestation au terminal maritime pour défendre les milliers d'emplois liés à ce secteur, mis en danger par l'exclusion du port vénitien du circuit des escales.

Venise, Reuters
Venise © Reuters

"Les navires de croisière à Venise ne sont pas seulement un problème d'environnement ou d'image, on ne peut pas jouer avec l'avenir des travailleurs et de leurs familles", ont-ils affirmé dans un communiqué publié par le site local d'informations Venetoeconomia.it.

Aussi bien les défenseurs de l'environnement que le personnel du port dénoncent le silence et le manque de réactivité du monde politique pour trouver des solutions alternatives au passage des navires devant la place Saint-Marc.

Les compagnies MSC et Costa ont annoncé cette semaine que leurs premières croisières en Méditerranée, après une interruption de plusieurs mois en raison de la pandémie, partiraient de Gênes (nord-ouest) et Trieste (nord-est), des grands ports où il est plus facile d'appliquer les règles de distanciation sociale.Vendredi soir, l'association No Grandi Navi ("Non aux grands navires") organise un rassemblement pour fêter ce que ses organisateurs considèrent comme un "pas important" en avant dans la lutte en cours depuis huit ans pour interdire leur présence dans les eaux fragiles de la lagune.Aucun départ de la Cité des Doges, classée au patrimoine de l'Unesco, n'est prévu d'ici la fin de l'année. En outre, nombre de navires n'y feront même pas escale."Ce n'est pas la victoire finale, mais c'est un pas important", a expliqué à l'AFP un membre de No Grandi Navi, Marta Sottoriva.Le port de Venise est un secteur économique majeur pour la ville, qui accueille des hordes de croisiéristes à la journée, débarqués des énormes navires. Les défenseurs de l'environnement accusent les grosses vagues engendrées par les géants des mers, longs de plusieurs centaines de mètres et hauts de plusieurs étages, d'éroder les fondations des immeubles de la Sérénissime.Selon Marta Sottoriva, la pandémie a montré que l'économie de Venise ne peut pas reposer seulement sur le tourisme, mais doit être refondée sur un modèle plus équilibré.Les employés du port, qui n'ont pas travaillé depuis mars, ont organisé lundi une manifestation au terminal maritime pour défendre les milliers d'emplois liés à ce secteur, mis en danger par l'exclusion du port vénitien du circuit des escales."Les navires de croisière à Venise ne sont pas seulement un problème d'environnement ou d'image, on ne peut pas jouer avec l'avenir des travailleurs et de leurs familles", ont-ils affirmé dans un communiqué publié par le site local d'informations Venetoeconomia.it. Aussi bien les défenseurs de l'environnement que le personnel du port dénoncent le silence et le manque de réactivité du monde politique pour trouver des solutions alternatives au passage des navires devant la place Saint-Marc.