Le port du masque est "un élément essentiel d'une approche stratifiée de la biosécurité à mettre en oeuvre temporairement lorsque les personnes reprendront leurs voyages en avion", commente l'Iata. Les données disponibles suggèrent que le risque de transmission à bord des avions est faible, justifie l'organisation, selon laquelle le masque le réduira encore, tout en évitant les augmentations spectaculaires du coût du transport aérien qu'entraîneraient des mesures de distanciation sociale à bord. "Nous prendrons des mesures - telles que le port de masques par les passagers et par l'équipage - pour ajouter des couches de protection supplémentaires. Nous devons parvenir à une solution qui donne aux passagers la confiance nécessaire pour prendre l'avion et qui maintienne le coût des vols à un niveau abordable. L'un sans l'autre n'aura aucun avantage durable", estime Alexandre de Juniac, patron de l'Iata.

Outre le port obligatoire du masque, l'Association internationale du transport aérien préconise le contrôle de la température des passagers et des travailleurs des aéroports et un processus d'embarquement et de débarquement qui réduit les contacts avec les autres passagers ou l'équipage.

Avec moins de sièges à vendre, les coûts unitaires augmenteraient fortement. Par rapport à 2019, les tarifs aériens devraient augmenter considérablement - entre 43 et 54% selon les régions - juste pour couvrir les coûts

L'Iata propose également une limitation des déplacements en cabine pendant le vol, un nettoyage plus fréquent et plus approfondi des cabines et, enfin, des procédures de restauration simplifiées qui réduisent les déplacements de l'équipage et l'interaction avec les passagers. Lorsqu'ils auront été éprouvés et seront disponibles à grande échelle, les tests pour le Covid-19 ou les passeports d'immunité pourraient également être inclus en tant que mesures de biosécurité temporaires.

L'organisation n'est par contre pas favorable à l'imposition de mesures de distanciation sociale qui laisseraient les "sièges du milieu" vides. Même rendue obligatoire, une telle mesure ne permettrait pas d'atteindre la séparation recommandée pour que la distanciation sociale soit efficace, la largeur moyenne du siège étant inférieure à 50 cm. Laisser le siège du milieu vide modifierait en outre fondamentalement l'économie de l'aviation en réduisant le facteur de charge maximum à 62%, calcule l'Iata. Ce chiffre est bien inférieur au taux de charge moyen de 77%, qui correspond au seuil de rentabilité de l'industrie.

Avec moins de sièges à vendre, les coûts unitaires augmenteraient fortement. Par rapport à 2019, les tarifs aériens devraient augmenter considérablement - entre 43 et 54% selon les régions - juste pour couvrir les coûts.

Le port du masque est "un élément essentiel d'une approche stratifiée de la biosécurité à mettre en oeuvre temporairement lorsque les personnes reprendront leurs voyages en avion", commente l'Iata. Les données disponibles suggèrent que le risque de transmission à bord des avions est faible, justifie l'organisation, selon laquelle le masque le réduira encore, tout en évitant les augmentations spectaculaires du coût du transport aérien qu'entraîneraient des mesures de distanciation sociale à bord. "Nous prendrons des mesures - telles que le port de masques par les passagers et par l'équipage - pour ajouter des couches de protection supplémentaires. Nous devons parvenir à une solution qui donne aux passagers la confiance nécessaire pour prendre l'avion et qui maintienne le coût des vols à un niveau abordable. L'un sans l'autre n'aura aucun avantage durable", estime Alexandre de Juniac, patron de l'Iata. Outre le port obligatoire du masque, l'Association internationale du transport aérien préconise le contrôle de la température des passagers et des travailleurs des aéroports et un processus d'embarquement et de débarquement qui réduit les contacts avec les autres passagers ou l'équipage. L'Iata propose également une limitation des déplacements en cabine pendant le vol, un nettoyage plus fréquent et plus approfondi des cabines et, enfin, des procédures de restauration simplifiées qui réduisent les déplacements de l'équipage et l'interaction avec les passagers. Lorsqu'ils auront été éprouvés et seront disponibles à grande échelle, les tests pour le Covid-19 ou les passeports d'immunité pourraient également être inclus en tant que mesures de biosécurité temporaires. L'organisation n'est par contre pas favorable à l'imposition de mesures de distanciation sociale qui laisseraient les "sièges du milieu" vides. Même rendue obligatoire, une telle mesure ne permettrait pas d'atteindre la séparation recommandée pour que la distanciation sociale soit efficace, la largeur moyenne du siège étant inférieure à 50 cm. Laisser le siège du milieu vide modifierait en outre fondamentalement l'économie de l'aviation en réduisant le facteur de charge maximum à 62%, calcule l'Iata. Ce chiffre est bien inférieur au taux de charge moyen de 77%, qui correspond au seuil de rentabilité de l'industrie. Avec moins de sièges à vendre, les coûts unitaires augmenteraient fortement. Par rapport à 2019, les tarifs aériens devraient augmenter considérablement - entre 43 et 54% selon les régions - juste pour couvrir les coûts.