Le Liban connaît depuis des mois sa pire débâcle financière depuis la fin de la guerre (1975-1990), aggravée par les mesures de confinement visant à endiguer la propagation de l'épidémie du coronavirus.

Cette double crise a poussé les propriétaires du Bristol à fermer l'hôtel, a indiqué samedi son directeur général, Joseph Coubat. "C'est à cause de la situation économique qui devient insupportable. Avec maintenant le corona et les problèmes financiers dans le pays, le taux d'occupation est tombé à un niveau très bas". Le Bristol est fermé depuis le 15 mars mais la décision de le fermer définitivement a été annoncée samedi.

Fondé en 1951, l'hôtel situé dans le quartier Hamra à Beyrouth, a hébergé durant ses années de gloire de nombreuses célébrités. Parmi elles, l'ancien Chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi et son épouse la princesse Soraya, l'aviateur américain Charles Lindbergh, le trompettiste de jazz américain Dizzie Gillespie et l'ancien président français Jacques Chirac.

Conçu par le décorateur français Jean Royère, Le Bristol a abrité la première salle de bal de Beyrouth et la toute première patinoire du pays, transformée ensuite en salle de conférence. L'hôtel n'avait jamais auparavant fermé ses portes, même durant les années sombres de la guerre, se transformant au contraire en repère pour les journalistes étrangers.

Entre 2013 et 2015, l'établissement avait provisoirement suspendu ses services pour des travaux de rénovation. L'activité hôtelière a commencé à battre de l'aile à partir de l'automne 2019, selon M. Coubat, dans le sillage de la crise économique et d'un mouvement de contestation inédit contre le pouvoir accusé de corruption et d'incompétence.

Il y a eu des annulations de réservations et de conférences en cascade, a-t-il expliqué. La pandémie du coronavirus a constitué le coup de grâce avec notamment la fermeture de l'aéroport. "C'est catastrophique. Il faut maintenant que les responsables se mettent vraiment à réfléchir à un plan de sauvetage", a dit M. Coubat.

Le Liban croule sous une dette colossale et la monnaie nationale a perdu la moitié de sa valeur dans les bureaux de change face au dollar.

Le Liban connaît depuis des mois sa pire débâcle financière depuis la fin de la guerre (1975-1990), aggravée par les mesures de confinement visant à endiguer la propagation de l'épidémie du coronavirus. Cette double crise a poussé les propriétaires du Bristol à fermer l'hôtel, a indiqué samedi son directeur général, Joseph Coubat. "C'est à cause de la situation économique qui devient insupportable. Avec maintenant le corona et les problèmes financiers dans le pays, le taux d'occupation est tombé à un niveau très bas". Le Bristol est fermé depuis le 15 mars mais la décision de le fermer définitivement a été annoncée samedi. Fondé en 1951, l'hôtel situé dans le quartier Hamra à Beyrouth, a hébergé durant ses années de gloire de nombreuses célébrités. Parmi elles, l'ancien Chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi et son épouse la princesse Soraya, l'aviateur américain Charles Lindbergh, le trompettiste de jazz américain Dizzie Gillespie et l'ancien président français Jacques Chirac. Conçu par le décorateur français Jean Royère, Le Bristol a abrité la première salle de bal de Beyrouth et la toute première patinoire du pays, transformée ensuite en salle de conférence. L'hôtel n'avait jamais auparavant fermé ses portes, même durant les années sombres de la guerre, se transformant au contraire en repère pour les journalistes étrangers. Entre 2013 et 2015, l'établissement avait provisoirement suspendu ses services pour des travaux de rénovation. L'activité hôtelière a commencé à battre de l'aile à partir de l'automne 2019, selon M. Coubat, dans le sillage de la crise économique et d'un mouvement de contestation inédit contre le pouvoir accusé de corruption et d'incompétence.Il y a eu des annulations de réservations et de conférences en cascade, a-t-il expliqué. La pandémie du coronavirus a constitué le coup de grâce avec notamment la fermeture de l'aéroport. "C'est catastrophique. Il faut maintenant que les responsables se mettent vraiment à réfléchir à un plan de sauvetage", a dit M. Coubat. Le Liban croule sous une dette colossale et la monnaie nationale a perdu la moitié de sa valeur dans les bureaux de change face au dollar.