Homme d'affaires excentrique, fondateur du plus grand site de vente de mode en ligne du Japon, Yusaku Maezawa est, avec ses 1,9 milliard de dollars, la 30e personne la plus riche de son pays, selon le magazine économique Forbes.

L'agence spatiale russe Roscosmos a annoncé jeudi qu'il se rendrait en décembre vers l'ISS à bord d'une fusée Soyouz avec son assistant, devenant le premier touriste qu'elle y enverrait depuis 2009. "Je suis tellement curieux de ce qu'est la vie dans l'espace que j'ai prévu de la découvrir par moi-même et de la partager avec le monde sur ma chaîne YouTube", a commenté Yusaku Maezawa.

Ce magnat de 45 ans, qui détonne dans le paysage nippon des affaires habituellement très feutré, est animé par le désir de séjourner dans l'espace. Il avait déjà fait les gros titres et gagné une notoriété planétaire en 2018 en devenant le premier client privé à réserver un vol privé autour de la Lune, prévu pour 2023, à bord d'une fusée encore en phase de mise au point de SpaceX, la société d'Elon Musk.

Il avait alors organisé un étrange concours auprès de "femmes célibataires âgées de 20 ans et plus" afin de trouver une petite amie pour l'accompagner dans son vol.

Puis il avait changé ses plans, non sans avoir attiré près de 30.000 candidates, affirmant vouloir inviter à la place six à huit artistes. Il avait finalement opté pour une politique de recrutement plus large et décidé d'offrir huit billets à des personnes du monde entier.

Rockeur dans sa jeunesse, batteur dans un groupe nommé Switch Style, M. Maezawa s'est enrichi en se lançant dans les affaires. Il a créé en 1998 la société Start Today, vendant des CD et des albums par correspondance avant de s'étendre à la vente en ligne de vêtements.

C'est dans ce secteur qu'il prospère, avec son site Zozotown, inauguré en 2004, puis en créant en 2016 la marque de vêtements sur mesure Zozo, avant de revendre sa société Zozo à Yahoo Japan en 2019.

- "Collectionneur ordinaire" -

Yusaku Maezawa est également connu pour sa passion pour l'art contemporain.

Son nom avait fait le tour de la planète lorsqu'il avait acheté en mai 2017 un tableau sans titre de Jean-Michel Basquiat au prix record de 110,5 millions de dollars au cours d'enchères organisées par Sotheby's à New York.

Il avait déjà dans son escarcelle des oeuvres de Pablo Picasso, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Alexander Calder ou Jeff Koons, ainsi qu'un autre Basquiat.

Perçu comme un protecteur des arts, ce mécène a créé la Fondation d'art contemporain à Tokyo et figurait en 2017 sur la liste des "200 meilleurs collectionneurs" du magazine ARTnews de New York.

Ses motivations et son style tranchent avec les méthodes d'autres acteurs japonais du marché de l'art, dont les acquisitions étaient de purs investissements ou des marques de réussite sociale.

Lui dit fonctionner "à l'instinct" sans chercher les conseils de spécialistes du marché de l'art et être un "collectionneur ordinaire".

"J'achète simplement ce que je trouve beau. C'est tout. J'aime les grandes oeuvres et l'histoire qui est derrière elles, mais les posséder n'est pas une fin en soi", avait-il confié dans un entretien avec l'AFP en 2017.

A propos du Basquiat acheté cette année-là, qu'il a prêté à des musées, il disait : "j'espère qu'il donnera autant de joie à d'autres qu'à moi et que ce chef-d'oeuvre du jeune Basquiat alors âgé de 21 ans inspirera les générations futures".

Magnat au train de vie luxueux -avec jets privés, yachts et montres de marque-, il a aussi fait parler de lui dans les tabloïds pour sa vie amoureuse. Il a notamment fréquenté l'ex-femme du joueur de baseball professionnel Yu Darvish et l'actrice japonaise Ayame Goriki.

Homme d'affaires excentrique, fondateur du plus grand site de vente de mode en ligne du Japon, Yusaku Maezawa est, avec ses 1,9 milliard de dollars, la 30e personne la plus riche de son pays, selon le magazine économique Forbes.L'agence spatiale russe Roscosmos a annoncé jeudi qu'il se rendrait en décembre vers l'ISS à bord d'une fusée Soyouz avec son assistant, devenant le premier touriste qu'elle y enverrait depuis 2009. "Je suis tellement curieux de ce qu'est la vie dans l'espace que j'ai prévu de la découvrir par moi-même et de la partager avec le monde sur ma chaîne YouTube", a commenté Yusaku Maezawa.Ce magnat de 45 ans, qui détonne dans le paysage nippon des affaires habituellement très feutré, est animé par le désir de séjourner dans l'espace. Il avait déjà fait les gros titres et gagné une notoriété planétaire en 2018 en devenant le premier client privé à réserver un vol privé autour de la Lune, prévu pour 2023, à bord d'une fusée encore en phase de mise au point de SpaceX, la société d'Elon Musk. Il avait alors organisé un étrange concours auprès de "femmes célibataires âgées de 20 ans et plus" afin de trouver une petite amie pour l'accompagner dans son vol. Puis il avait changé ses plans, non sans avoir attiré près de 30.000 candidates, affirmant vouloir inviter à la place six à huit artistes. Il avait finalement opté pour une politique de recrutement plus large et décidé d'offrir huit billets à des personnes du monde entier.Rockeur dans sa jeunesse, batteur dans un groupe nommé Switch Style, M. Maezawa s'est enrichi en se lançant dans les affaires. Il a créé en 1998 la société Start Today, vendant des CD et des albums par correspondance avant de s'étendre à la vente en ligne de vêtements. C'est dans ce secteur qu'il prospère, avec son site Zozotown, inauguré en 2004, puis en créant en 2016 la marque de vêtements sur mesure Zozo, avant de revendre sa société Zozo à Yahoo Japan en 2019.Yusaku Maezawa est également connu pour sa passion pour l'art contemporain. Son nom avait fait le tour de la planète lorsqu'il avait acheté en mai 2017 un tableau sans titre de Jean-Michel Basquiat au prix record de 110,5 millions de dollars au cours d'enchères organisées par Sotheby's à New York.Il avait déjà dans son escarcelle des oeuvres de Pablo Picasso, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Alexander Calder ou Jeff Koons, ainsi qu'un autre Basquiat.Perçu comme un protecteur des arts, ce mécène a créé la Fondation d'art contemporain à Tokyo et figurait en 2017 sur la liste des "200 meilleurs collectionneurs" du magazine ARTnews de New York.Ses motivations et son style tranchent avec les méthodes d'autres acteurs japonais du marché de l'art, dont les acquisitions étaient de purs investissements ou des marques de réussite sociale.Lui dit fonctionner "à l'instinct" sans chercher les conseils de spécialistes du marché de l'art et être un "collectionneur ordinaire". "J'achète simplement ce que je trouve beau. C'est tout. J'aime les grandes oeuvres et l'histoire qui est derrière elles, mais les posséder n'est pas une fin en soi", avait-il confié dans un entretien avec l'AFP en 2017.A propos du Basquiat acheté cette année-là, qu'il a prêté à des musées, il disait : "j'espère qu'il donnera autant de joie à d'autres qu'à moi et que ce chef-d'oeuvre du jeune Basquiat alors âgé de 21 ans inspirera les générations futures".Magnat au train de vie luxueux -avec jets privés, yachts et montres de marque-, il a aussi fait parler de lui dans les tabloïds pour sa vie amoureuse. Il a notamment fréquenté l'ex-femme du joueur de baseball professionnel Yu Darvish et l'actrice japonaise Ayame Goriki.