L’arrivée du printemps vous donnera peut-être envie d’alléger votre dressing en offrant même une nouvelle vie à ce que vous ne portez plus. A deux pas de notre rédaction, se trouve le centre de tri d’Oxfam où notre collègue (lire en page 28) a suivi le parcours de trois pantalons, d’un bomber et d’une poignée de tee-shirts exfiltrés de son placard. Submergées depuis trois ans par l’ultra fast fashion chinoise, les équipes font face à de plus en plus de vêtements de qualité tellement médiocre qu’ils ne se recyclent plus.
Pour tenter de conscientiser les accros du shopping toxique, la France s’apprête à mettre en place un affichage environnemental sur ses produits textiles. Dans ce système à points semblable au Nutri-Score de l’alimentation, plus la note se rapproche de zéro, meilleur sera l’impact sur l’environnement. Le logiciel mis à la disposition des marques prendra en compte les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’eau, par exemple, mais aussi la «durabilité émotionnelle» du produit. Soit les chances que nous avons de nous y attacher.
Ces critères seront sans doute perfectibles – ils sont déjà critiqués – mais ils auront le mérite de mettre tous les acteurs de la mode sur le même pied. Et d’obliger le consommateur à regarder en face le score pharaonique de son panier de commande passé sur les sites de Shein ou Temu.
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