Vous arrive-t-il de regarder le passé avec nostalgie et de regretter un autre âge que le vôtre?
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Vous arrive-t-il de regarder le passé avec nostalgie et de regretter un autre âge que le vôtre? Plus depuis que j'ai 46 ans! Soit l'âge que j'avais lorsque j'ai rencontré l'homme de ma vie et trouvé la paix avec lui. Je m'inscris vraiment dans le moment, j'ai l'impression aujourd'hui d'habiter mon corps et mon esprit, totalement. La vie est faite d'abandons et de conquêtes. Ce à quoi l'on renonce est contrebalancé par ce que l'on découvre en retour. Si l'on excepte cette ptôse généralisée qui s'installe, la faute à la gravité, et contre laquelle on ne peut pas lutter, tout ce qui arrive avec l'âge est du pain bénit. Vous avez 58 ans. Cherchez-vous parfois à paraître plus jeune? Jamais, avant non plus d'ailleurs, au contraire, je voulais plutôt me débarrasser de mon aspect poupin. Le maquillage des années 80 m'y a aidé (rire). Mais heureusement, cela n'a pas duré. Ce qui m'a toujours importé, en revanche, c'est d'avoir un corps qui me ressemble, être la même à l'intérieur qu'à l'extérieur. Après la naissance de mon fils, j'ai pris conscience que ce corps qui était le mien était unique, en transposant la peur que j'avais de le perdre lui, qu'il soit mis en danger. Ce principe de précaution que je lui conseillais, je me le suis appliqué à moi-même. Avez-vous des routines beauté? Ma mère m'a toujours dit que pour vieillir avec grâce il fallait prendre soin de soi! Pour elle, cela voulait dire de toujours se démaquiller et s'enduire de crème de la tête aux pieds. En ce sens, l'odeur de la crème Nivea, c'est un peu ma madeleine de Proust à moi. En tout cas, je lui dis "merci maman!" parce que ce rituel quotidien a sûrement fait beaucoup de bien à ma peau. Je suis restée une vraie "fifille" dès qu'il est question de crèmes, j'adore ça. Je ne suis pas fidèle, j'aime essayer de nouvelles textures, dans toutes les gammes de prix.Avez-vous un rêve secret pour les années à venir? Chanter à Carnegie Hall! Chanter le plus longtemps possible, tout simplement. Et puis écrire, bien sûr, c'est pour moi une nécessité. J'aimerais aussi développer un festival de littérature en Martinique, rester dans l'ombre mais me mettre au service de l'essor social d'une communauté.