Elle s'appelle Fanny Rey et, début février dernier, son nom a fait le tour du Web. Et pour cause : celle qui officie avec son compagnon au piano de l'Auberge de Saint-Rémy-de Provence et fut finaliste de l'émission Top Chef est la seule nouvelle étoilée du Guide Michelin français, cuvée 2017. Un palmarès "frigide" osait avancer le chroniqueur gastronomique Roger Feuilly sur son blog Tout n'est que litres et ratures. Plus largement, on sait que les cheffes - comme certains l'écrivent - se comptent sur les doigts d'une main dans les pages de la brique rouge. Et ce, que ce soi...

Elle s'appelle Fanny Rey et, début février dernier, son nom a fait le tour du Web. Et pour cause : celle qui officie avec son compagnon au piano de l'Auberge de Saint-Rémy-de Provence et fut finaliste de l'émission Top Chef est la seule nouvelle étoilée du Guide Michelin français, cuvée 2017. Un palmarès "frigide" osait avancer le chroniqueur gastronomique Roger Feuilly sur son blog Tout n'est que litres et ratures. Plus largement, on sait que les cheffes - comme certains l'écrivent - se comptent sur les doigts d'une main dans les pages de la brique rouge. Et ce, que ce soit en France ou en Belgique. Mais loin de nous l'idée de taxer ces experts à la fourchette aiguisée de misogynie... Ce faible pourcentage est avant tout le reflet d'un fait avéré : alors que dans les chaumières, la préparation des repas leur revient traditionnellement, les femmes sont finalement peu nombreuses à exercer véritablement ce job. Et les raisons en sont multiples : difficulté de combiner carrière et vie familiale, obstacles pour se faire une place dans un monde où leurs pendants masculins ont la dent dure, etc. La situation semble néanmoins peu à peu évoluer et, dans le sillage de consoeurs précurseurs - comme la Française Anne-Sophie Pic, triplement étoilée il y a dix ans déjà -, certaines parviennent aujourd'hui à faire fi des préjugés et des carcans pour atteindre les sommets. Aidées, sans aucun doute, par une presse friande de valoriser leur savoir-faire et quelques récompenses qui certes les casent dans la catégorie "femme", les stigmatisant encore, mais ont au moins le mérite de mettre leur travail en lumière. C'est ainsi qu'Ana Ros vient par exemple de décrocher le titre de Meilleure femme chef 2017 décerné par The World's 50 best restaurants, positionnant la gastronomie slovène sur l'échiquier mondial de la discipline. C'est aussi l'optique du Guide Michelin qui sort sa deuxième édition consacrée aux reines des fourneaux, en Belgique et au Luxembourg. Et ce en collaboration avec les champagnes Veuve Clicquot qui, marqués par l'histoire de leur entreprise, soutiennent régulièrement les femmes, que ce soit en matière de business ou de gastronomie. L'ouvrage rassemble donc 87 adresses de chez nous, dont 13 Bib Gourmand et 6 étoilées. Parmi celles-ci, la révélation féminine de l'année, Ricarda Grommes, du Quadras à Saint-Vith, mais également d'autres noms déjà connus des amateurs de bonne chère : Arabelle Meirlaen (Marchin), Isabelle Arpin (Bruxelles), Stéphanie Thunus (Seneffe), Léa Linster (Frisange, au Luxembourg), et Lydia Glacé (Blaregnies). En guise de mise en bouche, ces trois dernières nous soufflent l'une de leurs recettes. De quoi s'offrir un menu 100 % féminin... Et se convaincre qu'elles devraient être bien plus nombreuses à porter la toque.