Elle est " dans le métier " depuis ses 17 ans, âge auquel elle a commencé à travailler dans une fromagerie du centre d'Anvers. Aujourd'hui, Inge Schoonvliet a ouvert sa propre enseigne à Beveren, " une petite ville où personne n'avait jamais entendu parler de mozzarella ou de chèvre frais ". Au début, elle passait son temps à répéter ses explications. " Mais j'ai rapidement découvert que, pour convaincre les clients d'essayer quelque chose de nouveau, rien ne vaut une recette. "
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Elle est " dans le métier " depuis ses 17 ans, âge auquel elle a commencé à travailler dans une fromagerie du centre d'Anvers. Aujourd'hui, Inge Schoonvliet a ouvert sa propre enseigne à Beveren, " une petite ville où personne n'avait jamais entendu parler de mozzarella ou de chèvre frais ". Au début, elle passait son temps à répéter ses explications. " Mais j'ai rapidement découvert que, pour convaincre les clients d'essayer quelque chose de nouveau, rien ne vaut une recette. " Cette " affineuse " se rend toutes les trois semaines au marché matinal de... Paris, où elle achète des fromages les plus jeunes possibles afin d'avoir un maximum de contrôle sur leur maturation. " J'ai une prédilection pour les produits à base de lait cru, et je m'efforce toujours à dénicher des petits producteurs artisanaux. Les fromages d'usine, on les trouve partout. Quand on vient chez moi, c'est pour sortir des sentiers battus ! Beaucoup de gens l'ignorent, mais les fromages sont aussi des produits de saison. Ma sélection varie donc au fil de l'année. Un pur montagnard comme le comté sera ainsi meilleur en hiver, parce que c'est le moment où la production de l'été, celle dont le lait fleure bon les herbes parfumées, arrive à maturité. " Son objectif : proposer au moins une nouveauté par semaine. Cela en privilégiant les produits belges lorsque c'est possible. " Il y a peu, j'ai ainsi remplacé mes goudas hollandais par des flandriens de Wervik ", se félicite-t-elle. Inutile de dire que le lieu ne désemplit pas. Le week-end, Inge est obligée de convoquer quatre étudiants derrière le comptoir. " Ma fille me donne aussi un petit coup de pouce de temps en temps. Je rêve secrètement de la voir un jour reprendre mon commerce, que j'ai construit avec tant de soin... Mais on verra, car il est important qu'elle le fasse par goût. Sans passion, on ne peut que mal faire ce métier. " Par Barbara Serulus