Quand on aborde Feuille et Couperet, la villa quatre façades bien peignée ne laisse en rien présager le joli dépaysement par le vert situé à l'arrière. Par beau temps, celui-ci ne peut être boudé.
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Quand on aborde Feuille et Couperet, la villa quatre façades bien peignée ne laisse en rien présager le joli dépaysement par le vert situé à l'arrière. Par beau temps, celui-ci ne peut être boudé. On imaginait déjà le classique " gazon court, idées rases ", l'esthétique en vogue ne supportant pas le poil qui dépasse... En réalité, pas du tout, le panorama a plutôt les allures broussailleuses de jardin de curé, ce très respectueux laisser-aller. Un pin, des bambous et des herbes hautes : il n'en faut pas plus à cette terrasse pour nous faire quitter le goudron du quotidien. Avec un nom qui évoque la précision des lames, on espérait une cuisine aiguisée. Bonne nouvelle, elle est vive, tranchante, acérée. Elle en apporte la démonstration alors qu'on ne lui a laissé la chance que d'un seul plat. Il est parfait : un filet pur de veau (28,50 euros), maturé sur place, moelleux et servi avec un beurre maître d'hôtel radieux. En accompagnement, une purée au goût prononcé de muscade et des petits légumes - mention pour la betterave Chioggia rôtie - achèvent de convaincre. Grande faim ? L'adresse fonctionne avec une repasse.La carte des vins recèle quelques flacons réjouissants : Cuilleron, Leflaive, Clos des Fées...