Ladite coïncidence s'explique par un impérieux besoin de déjeuner doublé de l'absence totale d'un éventuel bon plan carolo inédit sur le coup des 14 heures. Face à cet inexorable contre-la-montre, une seule solution: pousser la première porte qui s'offre. Restons s...

Ladite coïncidence s'explique par un impérieux besoin de déjeuner doublé de l'absence totale d'un éventuel bon plan carolo inédit sur le coup des 14 heures. Face à cet inexorable contre-la-montre, une seule solution: pousser la première porte qui s'offre. Restons sincère, le petit foodie prétentieux que l'on est n'aurait habituellement pas consenti à poser son smartphone dans cette adresse que, formellement, l'on qualifiera de "juste à côté" à l'aune de nos critères bruxellois surfaits. On n'a donc pas raté la leçon apprise ce midi-là. En réalité, que souhaiter de plus que l'absolue gentillesse du garçon qui répond "sans problème" à toutes vos demandes? Cela dit, le remontage de bretelles en question est arrivé par le biais d'une assiette administrée par un chef moustachu et, bizarrement, pas tatoué. Loin de l'imagerie consacrée du bad boy en cuisine, cet homme discret vient déposer devant vous un plat de pâtes (15,90 euros) imparable et généreux qui a fait notre bonheur par deux fois - ce que l'on n'a pas pu manger sur le moment, on l'a réchauffé le lendemain avec le même bonheur. Des penne, des pleurotes, du parmesan, des lardons, de la roquette, deux tomates cerises et une sauce crémeuse qui sent bon l'automne. Bien fait pour nous.