Alors que leur premier restaurant évolue dans un registre de plus en plus élitiste, le duo a ouvert Le Petit Racines à la manière d'une consolation: une cantine proche du peuple. L'esprit est celui d'une osteria dans laquelle les pâtes sont faites maison et l...

Alors que leur premier restaurant évolue dans un registre de plus en plus élitiste, le duo a ouvert Le Petit Racines à la manière d'une consolation: une cantine proche du peuple. L'esprit est celui d'une osteria dans laquelle les pâtes sont faites maison et les produits glanés avec soin. Au coeur d'un décor brut, sympa mais semi-confortable, on déguste sans façon, à l'image d'une planche Gran Tagliere (18 euros) qui mixe fromages et charcus transalpins sur fond de feuilles de brocoli sauvage à l'huile et de pâtes de fruits. Tout aussi excitante est la scarpetta (6 euros), un petit caquelon rempli de sauce - on l'a choisie tomatée - dans lequel on imbibe de trop bonnes brioches au fromage. Les pâtes? Parmi les cinq propositions du jour, dont une végétarienne, on a opté pour les tagliatelles "al ragu modenese" (15,50 euros en petite portion). Verdict? Une MMM, soit une petite "merveille maternelle mijotée" à base de joue de boeuf et de queue de veau qui absorbe le palais comme des sables mouvants. Bien tapé également: le café digne d'un pays qui lui voue un culte (Pellini à 1,95 euro) et le vin structuré sans excès, un Sangiovese de Romagne (Primo Segno 2015 à 30,50 euros).