Chez Rouge Divin, l'évidence saute aux yeux: c'est DOC (dénomination d'origine contrôlée) et compagnie. En clair, des merveilles venues en droite ligne du terroir italien. A la décoration relativement dépouillée - quelques tables en bois, des lumi...

Chez Rouge Divin, l'évidence saute aux yeux: c'est DOC (dénomination d'origine contrôlée) et compagnie. En clair, des merveilles venues en droite ligne du terroir italien. A la décoration relativement dépouillée - quelques tables en bois, des luminaires rouges et des caisses de vin simplement clouées contre le mur - répond un service sobre. On savoure un patron qui ne cherche pas à vous faire prendre des vessies pour des lanternes. En phase avec cette approche respectueuse, Daniele Rosano s'avère extrêmement précis lorsqu'il s'agit de conseiller un vin. Son verre de Bolonero (5 euros), en provenance de la maison Torrevento, est conforme à ce qu'on lui avait demandé, soit un jus fluide et sur le fruit - on pense au pinot noir, même s'il s'agit de nero di troia. Dans la foulée, son chef, Luca Carboni, avance un "cacio e pepe" (18 euros) de très belle facture. On aime la variété de pâtes choisie pour accompagner la préparation, soit des "bucatini", sortes de longs spaghettis épais à la structure tubulaire. La sauce? Elle est parfaite, onctueuse et expressive - le goût aigre de fromage de brebis, le pecorino romano, étant joliment souligné.