"Quand on regarde les ventes de ce début d'année, c'est plutôt encourageant", a déclaré à l'AFP le président de la Fédération française des spiritueux (FFS), Jean-Pierre Cointreau, en marge d'une conférence de presse mercredi.

"On a aujourd'hui un optimisme raisonnable et raisonné sur le développement" de la filière, a-t-il poursuivi, tout en citant quelques "épées de Damoclès": l'évolution de la crise sanitaire, bien sûr, mais aussi le renchérissement du transport et des matières premières agricoles.

Un gros nuage s'est toutefois éloigné depuis l'"accord bienvenu" entre les Etats-Unis et l'Union européenne, mi-juin, qui a suspendu pour cinq ans les droits de douane punitifs qu'ils s'infligeaient mutuellement, notamment sur les spiritueux, dans le cadre du vieux conflit sur les aides publiques à leurs avionneurs.

L'épidémie de Covid-19, avec son corollaire de mise à l'arrêt des lieux de consommation d'alcool (cafés, hôtels, restaurants - CHR), a durement frappé les débouchés du secteur en 2020. En France, le sursaut des achats en grandes surfaces (+4,2% en volume sur un an) "n'a pas permis de compenser" la fermeture du CHR (-45% en volume) "et des autres circuits" que sont l'événementiel et les boutiques des aéroports, souligne la FFS dans un communiqué.

"Les consommateurs font attention, cherchent le goût plutôt que l'alcool. Ils veulent consommer mieux et finalement un peu moins"

"Il y a quelques entreprises en grande difficulté", en particulier parmi les PME qui "ne travaillent qu'avec le CHR" en France comme à l'étranger, complète M. Cointreau.

Globalement, la consommation française de spiritueux a reculé de 1,8% en volume en 2020, prolongement d'une "tendance lourde à la baisse" constatée avant même la crise du Covid-19.

"Les consommateurs font attention, cherchent le goût plutôt que l'alcool. Ils veulent consommer mieux et finalement un peu moins", estime M. Cointreau, rappelant que la filière compte sur l'export pour se développer.

Or en 2020, la France a enregistré son "plus faible niveau d'expéditions depuis 2009", selon la FFS, avec un repli de 8,4% en volume et de 19,4% en valeur.

"Quand on regarde les ventes de ce début d'année, c'est plutôt encourageant", a déclaré à l'AFP le président de la Fédération française des spiritueux (FFS), Jean-Pierre Cointreau, en marge d'une conférence de presse mercredi."On a aujourd'hui un optimisme raisonnable et raisonné sur le développement" de la filière, a-t-il poursuivi, tout en citant quelques "épées de Damoclès": l'évolution de la crise sanitaire, bien sûr, mais aussi le renchérissement du transport et des matières premières agricoles. Un gros nuage s'est toutefois éloigné depuis l'"accord bienvenu" entre les Etats-Unis et l'Union européenne, mi-juin, qui a suspendu pour cinq ans les droits de douane punitifs qu'ils s'infligeaient mutuellement, notamment sur les spiritueux, dans le cadre du vieux conflit sur les aides publiques à leurs avionneurs.L'épidémie de Covid-19, avec son corollaire de mise à l'arrêt des lieux de consommation d'alcool (cafés, hôtels, restaurants - CHR), a durement frappé les débouchés du secteur en 2020. En France, le sursaut des achats en grandes surfaces (+4,2% en volume sur un an) "n'a pas permis de compenser" la fermeture du CHR (-45% en volume) "et des autres circuits" que sont l'événementiel et les boutiques des aéroports, souligne la FFS dans un communiqué. "Il y a quelques entreprises en grande difficulté", en particulier parmi les PME qui "ne travaillent qu'avec le CHR" en France comme à l'étranger, complète M. Cointreau. Globalement, la consommation française de spiritueux a reculé de 1,8% en volume en 2020, prolongement d'une "tendance lourde à la baisse" constatée avant même la crise du Covid-19."Les consommateurs font attention, cherchent le goût plutôt que l'alcool. Ils veulent consommer mieux et finalement un peu moins", estime M. Cointreau, rappelant que la filière compte sur l'export pour se développer. Or en 2020, la France a enregistré son "plus faible niveau d'expéditions depuis 2009", selon la FFS, avec un repli de 8,4% en volume et de 19,4% en valeur.