Selon le tabloïd Nikkan Gendai, ce restaurant, "Sushi Mizutani", a refusé d'accepter la réservation d'un journaliste chinois. Ce dernier, Mo Bangfu, résidant au Japon depuis 30 ans et parlant couramment le japonais, avait décidé de réserver pour quatre personnes dans cet établissement du quartier chic de Ginza, où le menu démarre à 20.000 yens (150 euros) par hôte, a raconté le quotidien populaire.

Mais dès que sa secrétaire japonaise a donné son nom et son numéro de téléphone au restaurant, la personne chargée des réservations a subitement changé d'attitude et répondu que "certains arrangements étaient nécessaires", ce qui équivaut à un non en bon japonais.

Interrogé par l'AFP, un membre du personnel de Sushi Mizutani a rejeté les accusations de discrimination anti-étrangère, expliquant qu'il était de "pratique systématique" dans ce restaurant de ne pas accepter de réservations par des non-Japonais - à moins qu'elles ne soient prises via un hôtel ou une société de carte de crédit. "Nous craignons qu'après avoir réservé, ces clients (non-Japonais) ne se présentent pas", a argué le membre du restaurant, ajoutant que le personnel de l'établissement n'avait pas la compétence linguistique suffisante pour expliquer la règle à des étrangers.

"Nous préparons le poisson pour un nombre de clients donné et nous devons parfois refuser des réservations supplémentaires. Nous ne pouvons vraiment pas nous permettre d'avoir des gens qui ne viennent pas", a-t-il plaidé. "Cela n'a rien de discriminatoire", a estimé le représentant du "sushiya".

Il est souvent difficile d'obtenir des tables dans les restaurants les plus huppés de Tokyo, capitale de la gastronomie mondiale, en particulier pour un étranger.