On voyagera avec son quilt

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Parfait pour un déjeuner sur l'herbe ou pour customiser son gîte rural. Surtout s'il est signé A.P.C. et Jessica Ogden, pionnière de la slow fashion qui, mieux que personne, sait de ses mains s'engager à changer les modes de production. Depuis 2010, elle recycle les tissus en surplus après la fabrication des collections de la marque et compose des patchworks inspirés. La version été 18 rend hommage au peintre Josef Albers. Mieux qu'une oeuvre d'art, une oeuvre d'art sustainable.

On plongera dans une longue robe

Blumarine © photos : imaxtree / sdp

On la voit partout, sur les podiums comme dans les magazines de papier glacé. On la croise aussi bien en rue que sur les réseaux sociaux. Féminine par excellence, la longue robe fluide est un must de l'été 18, pour autant que l'on respecte les règles de base. On l'aime fleurie, mais de ces semis romantiques légèrement surannés, qui plairaient a priori davantage à une grand-mère qu'à une post-ado fashion. On la déboutonne sur le bas et on la bouscule par des accessoires bien sentis, comme des Converse ou sneakers, des sandales cloutées, des mocassins, voire des santiags. Perfecto en cuir, veste en denim ou pull noué (soi-disant) nonchalamment autour de la taille, bienvenus aussi. Les adeptes du monochrome et des teintes naturelles (comme le blanc cassé ou le rouille, coups de coeur de la saison) trouveront quant à eux leur plaisir avec des modèles rétro, portés sans manches et traversés à la verticale, de long en large, par des boutons bien visibles. Tout, pourvu que l'été soit beau.

On ne mangera pas de saucisse cramée

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"Incontournable de l'affirmation masculine de soi, le barbecue est le dernier avatar d'une certaine guerre du feu aux relents protohistoriques", a-t-on pu lire un jour. A l'heure où la société soigne ses dominations qui se perpétuent, il est vivement conseillé d'éteindre ses braises le temps d'un été. Cette paix du feu sera aussi celle des sexes : en lieu et place, on propose la confection d'un buffet végan à quatre mains. Oui, du végétal épluché par monsieur et assaisonné par madame... ou l'inverse. Cela évitera bien des déboires dans les jardins - steaks carbonisés mangés froids, saucisses englouties trop vite pour cause de "y'a des côtes d'agneau qui arrivent" - et dans les organismes. Sans compter qu'il n'est jamais inutile de se libérer des réflexes associés : le tandem "rayons de soleil-grillade" est une défaite de la pensée.

On séjournera... dans une grotte

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A tous ceux qui en ont marre des aires d'autoroutes et des plages bondées, on signalera qu'il est désormais possible de passer une nuit plusieurs mètres sous terre, notamment dans les avens d'Ardèche ou d'Aveyron - comme au Spélé'hôtel de la Grotte de la Forestière (Orgnac-l'Aven), silence absolu garanti. Notons que d'autres hébergements insolites bénéficient d'un isolement parfaitement indiqué aux allergiques de la foule estivale.