Même si on arrive presque en voisin, les premières heures passées à Riga donnent une surprenante impression d'atterrir dans Lost in translation, le film de Sofia Coppola tourné à Tokyo, tant le gigantisme semble y être la norme. Mais très vite, la fascination prend le relais. La capitale du pays balte, libérée du joug soviétique depuis une petite vingtaine d'années, résonne encore de son lourd passé. Alors que le russe se parle partout, elle semble hésiter à se délester des vestiges de l'envahisseur. Pourtant, même si la tradition et l'histoire forment le ciment de la ville, la modernité a réussi à s'y frayer un chemin grâce à la jeune génération. Des filles à la beauté froide piétinent les galeries aux boutiques trendy, en faisant une pause dans un lieu branché où le Wi-Fi leur offre une connexion permanente avec le reste du monde. La chute du système communiste et la crise ont forcé l'émergence d'une culture alternative, avec des initiatives originales et l'ouverture de lieux étonnants. Inutile de dire combien les attentes liées au rôle de capitale européenne de la culture sont énormes. Exploration urbaine d'une terre en train de renaître, à l'heure où ses habitants viennent d'échanger leurs derniers lats contre des euros et où les touristes en quête de découvertes accourent...
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