1. Graves 1999, Villa Bel-Air, 12,15 euros. Yves Catulle, tél. : 02-426 61 00.
...

1. Graves 1999, Villa Bel-Air, 12,15 euros. Yves Catulle, tél. : 02-426 61 00.Cette propriété où plane le souvenir de François Mauriac fut longtemps abandonnée. Hormis quelques coups de projecteurs lors du tournage du "Sagouin", en 1972, il faut attendre 1988 et la famille Cazes (Château Lynch-Bages...) pour que le vignoble renaisse. Les anciennes parcelles sont replantées en cabernet sauvignon (50 %), merlot (40 %), cabernet franc (10 %) et un système de drainage installé. Savoureusement équilibré par d'excellents tanins, le Villa Bel-Air 1999 s'ouvre sur une élégante complexité aromatique : fruits (cassis), réglisse, épices, fruits confits et glisse avec souplesse et séduction. Servir en carafe et à 15-16 °C.Avec canard, dinde aux marrons, escalope de foie gras de canard chaud, côte de veau en casserole.2. Côte de Beaune 2001, Joseph Drouhin, 13,50 euros. De Coninck, tél. : 02-353 07 65.Figure maîtresse de la qualité en Bourgogne, la famille Joseph Drouhin excelle dans des vins qui savent être précis, frais, élégants avec du panache, mais sans jamais divorcer du terroir. Elaboré à partir de jeunes vignes du Clos des Mouches, cette côte de beaune distille des arômes enjôleurs d'agrumes frais, d'amande douce, de léger grillé et de fines notes de chêne. Juvénile, baigné d'une jolie fraîcheur, il assure une brillante harmonie et une persistance ponctuée par une subtile amertume. Un peu de cave lui ferait le plus grand bien. En attendant, servez-le à 12 °C, en carafe.Avec coquilles Saint-Jacques poêlées, langoustines grillées, homard à la nage, poisson sauce mousseline...3. Côtes-du-Rhône Villages 2001, Rasteau, Domaine Didier Charavin, 6,75 euros. Delhaize-le-Lion.Le vignoble de Rasteau réquisitionne la plupart des terres, souvent des coteaux argileux et pierreux, de ce charmant village provençal. Il doit sa renommée à des vins doux naturels issus de raisins grenache. Ils furent classés en appellation d'origine contrôlée en 1944. Une vingtaine d'années plus tard, le reste du vignoble, c'est-à-dire les deux tiers, passaient en AOC côtes-du-rhône villages blancs, rosés et surtout rouges. Marqué par les fruits mûrs (cerise noire), les épices (poivre, cannelle) et un soupçon d'eau-de-vie, l'excellent vin de Didier Charavin plaît par sa concentration, son fondu et son corsé.Avec terrine de lièvre, gibier à plumes, viandes grillées ou rôties.4. Fronsac 1999, Château Haut Lariveau, 15,70 euros. Pirard & Fils, tél. : 067-77 31 01.Sur la rive droite de la Dordogne, à 2 km de Libourne, le vignoble de Fronsac ondule sur 6 communes. Ce domaine provient des vestiges d'un manoir du XII e siècle attenant à l'"hospital de La-Riveau". Des vignes de 35 ans du seul raisin merlot, plantées sur près de 8 ha, favorisent une bonne consistance. Fruit, léger bois, cuir s'échappent d'un vin coloré et robuste. La réglisse, une lichette de sherry (cerise) et d'agréables tanins fruités incrustent une matière serrée et prolongée d'une jolie longueur. De garde, mais déjà accessible en carafe, à 16 °C. Avec filet de marcassin rôti, oie farcie aux marrons, civet de marcassin, côte à l'os à la bordelaise. 5. Haut-Médoc 1998, Château Labarde, 13,21 euros. Covinex, tél. : 02-245 45 05.Margaux réputé, le château Dauzac dispose de 5 ha de vignes situées hors de l'aire de cette appellation. Elles donnent naissance au château Labarde classé haut-médoc. Vinifié dans les mêmes chais avec des soins identiques, il bénéficie, comme son aîné, de l'expérience d'André Lurton. Le cabernet sauvignon (58 %) domine un encépagement composé de merlot (37 %) et d'un peu de cabernet franc (5 %). Un élevage d'un an en barriques (dont 50 à 80 %, selon le millésime, sont neuves) lui confie des épices, des traces de tabac, des fruits noirs et de la réglisse. Equilibré par de beaux tanins et une acidité fraîche, il est conseillé de l'aérer par un passage en carafe.Avec noisettes de biche, épaule d'agneau, cabri rôti, ris et rognon de veau à la moutarde.6. Quincy Beaucharme 2001, Sylvain Bailly, Domaine Croix Saint-Ursin, 9,08 euros. Naud-Rullens, tél. : 02-512 47 77.Sur la rive gauche du Cher et à une vingtaine de kilomètres de Bourges, la commune de Quincy et une partie de celle de Brinay, le vignoble de Quincy exploite 171 ha. Le cépage sauvignon s'associe aux terres pauvres d'un vaste plateau de dépôt calcaire recouvert de sables plus ou moins graveleux. Climat et raisins sont identiques à ceux de Sancerre, mais géologie et géographie diffèrent. Des caractères que Sylvain Bailly connaît bien. Figure du Sancerrois, il possède également un vignoble à Quincy. Il y démontre tout son savoir-faire dans un vin pâle aux reflets verts, au bouquet minéral effleuré par les fleurs blanches. Nerveux sous des notes de pêche, zeste de citron, menthol, il possède pourtant une grande finesse.Avec huîtres, fruits de mer, jambon de sanglier, cuisses de grenouilles ou fromage de chèvre.7. Saint-Emilion Grand Cru 1998, Château Laroze, 20,70 euros. CarrefourCe grand cru de saint-émilion célèbre le merlot (59 %), le cabernet franc (38 %) avec un peu de cabernet sauvignon (3 %) plantés sur 27 ha de terres sablonneuses et légères. De quoi inspirer un vin bien vinifié et soigneusement élevé. Le grenat brillant se parfume d'un nuage de chêne, de fruits noirs épicés et d'une touche de café. Confirmant le bouquet, la bouche épouse un heureux classicisme modulé par un boisé qui devrait ranger ses tanins dans les mois qui viennent. Servir en carafe, à 16 °C.Avec faisan, chapon, viandes rouges grillées ou rôtie.8. Sancerre 1999, Haut de La Poussie, 48,34 euros. Le Cellier des Vins de Propriété, tél. : 02-374 85 33.L'un des fleurons du groupe Fourcroy, le sancerre La Poussie provient d'une parcelle de vieilles vignes favorablement exposées sur le haut de l'amphithéâtre naturel qui constitue le Clos de La Poussie, à Bué. Une commune petite par sa superficie, mais grande par la qualité de ses vins. Des rendements faibles joints à la situation, un pressurage lent et doux, une fermentation thermorégulée pour développer l'expression aromatique et un élevage sur lies fines favorisent la concentration et la puissance. Les caractères du sauvignon (fleur blanche, feuille de cassis, agrumes) épousent un vin riche, enrobé d'un certain gras, mais équilibré par une acidité nerveuse (pamplemousse).Avec huîtres chaudes, homard grillé, poisson au beurre blanc...9. Savigny-les-Beaune 2000, Domaine Pavelot, 16,95 euros. La Maison des Vins, tél. : 02-660 18 94.Vignerons exemplaires, les Pavelot peaufinent avec sérieux une jolie brochette de vins rouges de l'appellation savigny-les-beaune (villages et crus), de la commune voisine de Pernand-Vergelesses et un assez rare savigny blanc. Négligeant toute sophistication dont les effets gratuits du chêne, ils traduisent le plus sincèrement possible le terroir et le millésime. Pourpre et jeune, le bouquet suggère la cerise avec une engageante fraîcheur, mais c'est la framboise qui s'éveille au palais. Il rejoint ces "bestof" bourguignons agiles et cohérents dans leur structure qui plaisent en toutes saisons. Avec chapon, canard aux cerises.10. Listrac 1990, Château Peyredon-Lagravette, 19,73 euros. (Non illustré.) Grafé-Lecocq & Fils (Namur), tél. : 081-22 43 15.L'appellation Listrac couvre 669 ha sur un plateau de la commune du même nom. Cette propriété cultive 38 ha réparti en cabernet sauvignon (65 %) et merlot (35 %) sur des graves assez légères, en bordure de Margaux. Une politique de petits rendements due, en partie, à des vignes âgées d'une cinquantaine d'années, des vendanges manuelles, une vinification classique et un élevage dans les caves de la citadelle de Namur nous valent un vin savoureux dans un millésime qui ne court pas les linéaires. Le bouquet enchaîne résine, bois de cèdre, cassis, soupçon de poivron, sous-bois. Bien intégré le bois souligne la plénitude et la bonne longueur de bouche.Avec poulet en croûte de sel, faisan rôti, canard sauvage ou tout simplement une viande grillée ou rôtie.Serge Tonneau,