En principe, à ce stade-ci de 2018, les bonnes résolutions ne sont pas encore allées se rhabiller. Et manger sainement et se mettre à bouger, ou le faire de manière plus assidue, figure pour beaucoup d'entre nous dans les intentions prioritaires. Pas seulement pour perdre les éventuels kilos accumulés pendant les fêtes, d'ailleurs ; n'ayant jamais vécu aussi longtemps, nous avons, il y a quelque temps déjà, pris conscience de l'intérêt d'avancer en âge en pleine possession de ses capacités. Ainsi, alors que seuls 43 % ...

En principe, à ce stade-ci de 2018, les bonnes résolutions ne sont pas encore allées se rhabiller. Et manger sainement et se mettre à bouger, ou le faire de manière plus assidue, figure pour beaucoup d'entre nous dans les intentions prioritaires. Pas seulement pour perdre les éventuels kilos accumulés pendant les fêtes, d'ailleurs ; n'ayant jamais vécu aussi longtemps, nous avons, il y a quelque temps déjà, pris conscience de l'intérêt d'avancer en âge en pleine possession de ses capacités. Ainsi, alors que seuls 43 % des Belges pratiquaient une activité sportive en 2006, nous sommes désormais 66 % à nous y adonner, la marche et le jogging arrivant, sans grande surprise, en tête de peloton. C'est que le running, jusqu'à récemment surtout masculin, a depuis séduit un nouveau public parmi les femmes (elles seraient 1 sur 5 à s'y consacrer plusieurs fois par semaine). Idem de la boxe et de ses variantes girly. A l'inverse, le yoga et les techniques de méditation commencent doucement à faire des émules chez les mecs. Et quand les chasses gardées liées au genre sont renvoyées dans les cordes, dans n'importe quel domaine, chacun en sort gagnant. Mais la perspective de vieillir en forme n'est pas l'unique motivation justifiant cet attrait croissant pour l'effort physique. Sous la bannière " healthy is the new cool ", les modèles un peu trash du début des années 2000 ont en effet été déclassés. Pour être sexy aujourd'hui, nous dit-on, il faut avoir l'air en bonne santé. Un leitmotiv qui explique que le secteur de la beauté mise sur le teint, qui se doit d'être éclatant - en 2018, on dit " glowy ", et le terme apparaît dans la nomenclature d'une foultitude de produits destinés tant au soin qu'au gommage ou au maquillage. Le défi ? Avoir la mine fraîche et naturelle, même si en réalité tout cela est travaillé à grand renfort de sérums, boosters et highlighters se combinant pour un résultat sur mesure. La démarche est identique du côté des cheveux ou du parfum, où la customisation s'impose à son tour. On l'aura compris, la tendance aux programmes individualisés à l'extrême n'est plus réservée aux salles, où l'offre d'entraînements personnalisés continue à progresser, ni aux applis et chaînes YouTube dédiées au sport, qui drainent un nombre sans cesse plus impressionnant de followers - sur Instagram, une des championnes du monde est la star du fitness Kayla Itsines, avec 8,4 millions d'abonnés ! Plus aucune excuse, donc, pour ne pas trouver basket à son pied et se lancer. Au moins jusqu'en février...