QUI ?

Né à Bruxelles en 1960, Alfred, Michel Fabry fait ses premières armes artistiques dans l'atelier d'art contemporain de Marthe Wéry à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. Soit, comme il le dit, " ce qui se faisait alors de plus pointu en ces années marquées par l'art conceptuel et le minimalisme ". Dans la foulée, il approche la sculpture à l'Académie de Sa...

Né à Bruxelles en 1960, Alfred, Michel Fabry fait ses premières armes artistiques dans l'atelier d'art contemporain de Marthe Wéry à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. Soit, comme il le dit, " ce qui se faisait alors de plus pointu en ces années marquées par l'art conceptuel et le minimalisme ". Dans la foulée, il approche la sculpture à l'Académie de Saint-Gilles. Bien parti pour une carrière en bonne et due forme, l'intéressé change son fusil d'épaule, " dégoûté par l'état du marché de l'art et le monde nauséeux des galeries ". Il devient alors cuisinier pour " savourer d'autres couleurs ". A l'aube des années 2000, Fabry initie le " bodding art ", une pratique inspirée par le fameux dessert bruxellois obtenu à partir de restes de pain et de pâtisseries. Ce nouvel épisode lui permet de se rendre compte que d'autres artistes fonctionnent comme lui. Il découvre le " lowbrow ", littéralement " front bas " (en réaction au " front haut ", l'attitude hautaine des galeristes et autres " professionnels de la profession "), un mouvement apparu dans la sous-culture californienne des années 70. Cette révélation le remet en selle artistiquement. " Mes dessins sont des espaces hétérogènes et chaotiques, satiriques, souvent crus et narratifs, à l'imagination nourrie par les séries B, la science-fiction, le punk rock, mais aussi... ma ville ", explique l'intéressé. En cela, son approche est 100 % conforme au lowbrow qui fait son miel de tout ce qui n'est pas " Art " avec un A majuscule : comics, publicité, tatouage, street art, porn culture... Pour offrir des vacances à ses yeux et se désamidonner la mâchoire dans une galerie - forcément - alternative.