À ABU DHABI

Ça bouge côté culture dans l'émirat. Au dernier trimestre, un magnifique musée du Louvre imaginé par Jean Nouvel ouvrira ses portes... Précédant de quelques mois à peine la fin du chantier d'un autre projet mégalo, tout proche et dédié lui aussi à l'art : le Guggenheim de l'Américano-Canadien Frank Gehry. Les deux géants prennent place sur l'île Saadiyat, au nord de la ville, un site qui abritait encore un désert, il y a trois ans à peine, et se verront rapidement rejoints par un troisième : le Zayed National Museum signé par le Britannique Norman Foster. Abu Dhabi est ainsi amené à devenir le coeur muséal du monde arabe. Pour le Louvre, l'architecte français a eu l'idée de placer l'institution sous une énorme coupole composée d'une structure en feuilles de palmier légèrement perméables à la lumière. Sous celle-ci, il a reproduit une sorte de médina. Le monument abritera des chefs-d'oeuvre de l'antiquité jusqu'à nos jours. Quant au Guggenheim, il se focalisera davantage sur les XXe et XXIe siècles et ...

Ça bouge côté culture dans l'émirat. Au dernier trimestre, un magnifique musée du Louvre imaginé par Jean Nouvel ouvrira ses portes... Précédant de quelques mois à peine la fin du chantier d'un autre projet mégalo, tout proche et dédié lui aussi à l'art : le Guggenheim de l'Américano-Canadien Frank Gehry. Les deux géants prennent place sur l'île Saadiyat, au nord de la ville, un site qui abritait encore un désert, il y a trois ans à peine, et se verront rapidement rejoints par un troisième : le Zayed National Museum signé par le Britannique Norman Foster. Abu Dhabi est ainsi amené à devenir le coeur muséal du monde arabe. Pour le Louvre, l'architecte français a eu l'idée de placer l'institution sous une énorme coupole composée d'une structure en feuilles de palmier légèrement perméables à la lumière. Sous celle-ci, il a reproduit une sorte de médina. Le monument abritera des chefs-d'oeuvre de l'antiquité jusqu'à nos jours. Quant au Guggenheim, il se focalisera davantage sur les XXe et XXIe siècles et exposera des artistes issus d'Occident, du Proche- et d'Extrême-Orient. P.S. Nos voisins de l'Hexagone peuvent se targuer de multiplier les réalisations emblématiques ces derniers temps... Et ce n'est pas près de s'arrêter ces prochains mois. A l'automne 2014, était ainsi inaugurée la Fondation Vuitton, à Paris, gigantesque vaisseau dédié à l'art, dessiné par l'un des ténors de la discipline, Frank Gehry. Le 20 décembre dernier, c'est un autre mastodonte, très attendu vu le retard pris sur chantier et le budget annoncé finalement multiplié par cinq, qui a enfin ouvert ses portes au croisement du Rhône et de la Saône, à Lyon. Le bien nommé Musée des Confluences accueille une collection exceptionnelle d'objets pour raconter l'origine de l'humanité, dans un ovni de verre et d'Inox conçu par le cabinet autrichien Coop Himmelb(l)au. Le colosse est situé dans le quartier des docks, en pleine reconversion, ce qui laisse entrevoir un potentiel " effet Bilbao ", allusion au musée Guggenheim de cette ville espagnole qui a redynamisé toute la cité. Ce mois-ci, c'est un autre projet culturel de haut vol qui se dévoile à son tour au public, après une longue période de gestation : la Philharmonie de Paris, pensée par le Français Jean Nouvel, qui prend place dans le célèbre parc de la Villette. L'oeuvre se veut, ici aussi, grandiose, le volume minéral " aux allures de butte " étant animé par " des tournoiements d'aluminium brillant qui enserrent la salle de concert et contrastent avec son enveloppe générale mate, aux angles élégants ". Cet amphithéâtre peut accueillir jusqu'à 2 400 personnes dans des conditions d'audition remarquables. Loi des séries oblige, c'est encore un bureau ultraconnu sur la planète archi, le duo suisse Herzog et De Meuron, qui achèvera, en mai prochain, le stade de Bordeaux, " un prisme à l'intérieur duquel deux pyramides tête-bêche donnent à voir les emmarchements et la face arrière des gradins ". Le tout affichant des performances pointues en matière de développement durable. F.BY.S'il ne faut retenir qu'une inauguration, dans le cadre de Mons 2015, c'est bien le Centre de congrès réalisé par l'Américain Daniel Libeskind. Entamé en 2012, le chantier est en effet terminé et le MICX - nom donné à l'institution pour " Mons International Congress Xperience " - prêt à fonctionner. Une aubaine pour notre petit pays puisque ce grand créateur développe des bâtiments iconiques aux quatre coins du globe, de Berlin - où il a signé le très émouvant Musée juif - à New York - il y a imaginé le plan directeur de Ground Zéro -, en passant par São Paulo - qui lui doit un gratte-ciel... Concrètement, l'édifice montois présente des formes sculpturales tout de bois et d'aluminium vêtues. Situé dans une partie en développement de la cité du Doudou, il sera bientôt rejoint par un hôtel de luxe et la fameuse gare de Santiago Calatrava - qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et qui ne sera probablement pas entièrement terminée cette année -, faisant de cette zone un " trait d'union " entre le centre historique et ses nouveaux quartiers périphériques. C'est d'ailleurs ce rôle de liant territorial, notamment, qui a convaincu le maître de l'art de bâtir de s'intéresser à ce projet hennuyer. Au début du chantier, il nous confiait : " Mons est en train de vivre une renaissance. Le monde change et elle suit le mouvement, tout en gardant en tête qu'il est primordial, dans ces périodes de mutation, de rester dans la continuité, de garder son identité. " L'homme aux bottes de cow-boy et au sourire omniprésent se réjouissait d'ailleurs, à l'époque déjà, d'avoir eu l'opportunité d'intervenir dans ce lieu pourtant complètement inconnu outre-Atlantique : " Il n'y a pas d'endroits plus ou moins importants. J'aime dire : " Small is beautiful ! " Je ne désire pas poser un geste technologique, sans cohérence. Mon architecture se focalise d'abord sur les gens et l'esprit du lieu. Et je comprends et partage celui qui règne ici. " Deux ans plus tard, le résultat semble à la hauteur des espérances... F.BY.P.S. - F.BY.