C'est ce qu'on appelle une expérience culinaire inédite. Se retrouver, le temps d'une soirée, dans un lieu exclusif, avec d'autres convives. Y déguster un menu composé de quatre plats régionaux et de saison, préparés par un grand chef. Lancé en Flandre il y a sept ans déjà, le concept Les Amis du Goût a fait sortir de leurs cuisines d'illustres noms, comme la chef étoilée Arabelle Meirlaen, Roger Souvereyns, Thijs Vervloet (du restaurant étoilé Colette, à Westerlo) ou encore Tim Boury (Chef de l'année 2017 au Gault&Millau), pour ne citer qu'eux. A chaque fois, une longue table est installée dans un endroit d'exception : au sommet d'un terril, au sein de la maison communale de Bruxelles, au beau milieu des vignes o...

C'est ce qu'on appelle une expérience culinaire inédite. Se retrouver, le temps d'une soirée, dans un lieu exclusif, avec d'autres convives. Y déguster un menu composé de quatre plats régionaux et de saison, préparés par un grand chef. Lancé en Flandre il y a sept ans déjà, le concept Les Amis du Goût a fait sortir de leurs cuisines d'illustres noms, comme la chef étoilée Arabelle Meirlaen, Roger Souvereyns, Thijs Vervloet (du restaurant étoilé Colette, à Westerlo) ou encore Tim Boury (Chef de l'année 2017 au Gault&Millau), pour ne citer qu'eux. A chaque fois, une longue table est installée dans un endroit d'exception : au sommet d'un terril, au sein de la maison communale de Bruxelles, au beau milieu des vignes ou d'un verger, sur la plage, dans le cloître d'un monastère... En ce dernier week-end de mars, c'est dans l'atelier du chocolatier et torréfacteur Frederic Blondeel, à Koekelberg, que Les Amis du Goût ont installé leurs lampions. Pour l'occasion, le néo-Bruxellois, bien connu dans la région de Furnes, d'où il est originaire, a déplacé ses machines dans un coin. Une opération qui n'a pas été sans heurt, puisqu'elle implique non seulement d'interrompre la production, mais surtout, de complètement désinfecter l'espace après la soirée, afin de répondre aux normes d'hygiène en vigueur dans le secteur. Un verre de gin - saveur cacao - en main, les convives en profitent pour visiter les installations et en apprendre davantage sur la fabrication du chocolat. Volubile et passionné, celui qui a appris à repérer la qualité d'une fève aux côtés de son père, torréfacteur dans le café, leur donne un aperçu des différentes étapes de son travail, depuis la cabosse jusqu'au carré final. Ça parle variétés et origines, fermentation du cacao, humidité, ou effets du polyphénol sur la santé. Sans oublier le bon mix entre vitesse, oxygène et température, pour arriver à un résultat à la hauteur. Comme le veut la tradition des Amis du Goût, chaque participant a apporté une assiette, sur laquelle il a écrit, au dos, un petit mot de bienvenue. La porcelaine a été déposée de manière aléatoire sur la grande tablée. A chacun de s'installer où il le souhaite, du moment que ce ne soit pas devant sa propre vaisselle. Une façon originale de rompre la glace avec ses voisins de table. Car en dehors de l'aspect culinaire proprement dit, il est ici histoire de convivialité, d'un moment d'échanges, sans chichis. Pour preuve, les gourmands garderont couverts et assiette durant tout le repas, et les différentes préparations seront servies dans de grands plats, à partager entre six personnes. " Comme le service ne se fait pas de façon classique, mais bien dans de grands bols, j'ai imaginé trois entrées et deux plats différents ", raconte le chef du soir, Robrecht Wolters ( lire par ailleurs), ravi et excité à l'idée de participer à cette aventure inédite. Le menu a été conçu de manière à ce que Frederic Blondeel puisse y ajouter une touche de chocolat ou de fève, ici ou là. " De quoi combler les amateurs d'or brun, qui auront pu casser quelques tablettes et goûter, au passage, à une déclinaison de pralines.