1. Le bonheur est dans l'assiette.

Pour sa troisième saison, l'émission s'envole vers l'Amérique, continent entendu comme le " berceau de tous les légumes ". Au menu, dix documentaires dressant le portrait de dix cuisiniers de talent. Ecrite avec subtilité, tournée sans emphase, cette série est le modèle du genre à suivre. Les chefs y occupent le devant de la scène mais pas seuls. Leurs fournisseurs et les produits sans lesquels ils n'existeraient pas sont également mis en évidence. Sans oublier le fait que les intéressés livrent des recettes. Côté moyen...

Pour sa troisième saison, l'émission s'envole vers l'Amérique, continent entendu comme le " berceau de tous les légumes ". Au menu, dix documentaires dressant le portrait de dix cuisiniers de talent. Ecrite avec subtilité, tournée sans emphase, cette série est le modèle du genre à suivre. Les chefs y occupent le devant de la scène mais pas seuls. Leurs fournisseurs et les produits sans lesquels ils n'existeraient pas sont également mis en évidence. Sans oublier le fait que les intéressés livrent des recettes. Côté moyens, les reportages sont assurés par une équipe de... trois personnes. On est très loin du concept de David Gelb. Sur Arte, en ce moment. Bien sûr, si l'on n'aime pas Gérard Depardieu, on peut regretter que l'acteur français y occupe une place considérable. Il reste qu'ici, les héros sont indéniablement les producteurs. Pour la deuxième saison, diffusée dernièrement, le comédien épicurien et son compère, le chef Laurent Audiot, ont débusqué l'excellence dans l'Hexagone et aux alentours. Un éloge du circuit court plus que bienvenu. Cela donne quelques moments de grâce à la recherche du miel de tilleul sur les toits de l'Opéra de Paris ou sur les traces des cressonnières de Méréville. Sur Arte, en octobre dernier. Une nouvelle saison est annoncée pour 2017. Lire par ailleurs Le Vif Weekend du 21 octobre dernier. Importé en direct du Québec, ce concept d'émission présente enfin une vision de la cuisine qui ne se prend pas au sérieux. Le pitch ? Faire à manger... et boire de l'alcool. Le teaser a fait le tour des réseaux sociaux, on y voit monsieur Poulpe préparer une recette bien arrosée, façon OEuf mollet princier cassé à la pince-monseigneur, avec un invité soumis à une série de jeux à boire. Aussi drôle que décalé. Sur Youtube. Les contenus food intéressent les réseaux sociaux. La Blue Room de Twitter - un espace immersif, équipé d'écrans et de dispositifs de capture et partage de vidéos, qui permet les échanges entre une personnalité et le public - accueille également des chefs. Eric Frechon, triple étoilé au Bristol, s'est prêté à cet exercice live. Impression d'intimité, possibilité d'interagir et transmission de recettes en prime. Sur Twitter France. On notera que certains concepts ne retiennent pas les leçons du passé. Ainsi de ce programme qui, comme son nom le laisse présager, est une formule de dating culinaire. " Après les bouseux, les cuistots ", commentait un tweetos pour dire sa consternation devant une émission qui tire les bonnes vieilles ficelles du voyeurisme. Rien à voir avec la gastronomie donc. Sur la chaîne privée française C8 (anciennement D8).