Enfant, vous vouliez devenirà

Raconteuse d'histoires, une tradition aussi vieille que l'humanité. Je désirais partager ma façon de voir la vie.
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Raconteuse d'histoires, une tradition aussi vieille que l'humanité. Je désirais partager ma façon de voir la vie. J'écris dès 9 h 15 du matin et je continue toute la journée, six jours sur sept, sauf le dimanche. L'esprit a bien droit à un jour de repos (rires) ! Cela m'ennuie, nous sommes si différentes. Même si je l'admire, elle est une femme de son temps. Hercule Poirot ou Miss Marple ne sont jamais affectés, alors que mes héros débordent de doutes et d'émotions. Parce que cela donne une intrigue puissante. Le crime met la pression sur les personnages. Révélant des choses insoupçonnées, il les confronte à leurs croyances et désillusions. On perçoit alors qui ils sont vraiment. Cela nous renvoie à nos imperfections. Il faut avoir le courage d'être soi-même, d'accepter ses difficultés et ses douleurs. De personne. Nous avons besoin de masques et de vêtements pour raconter des mensonges polis et préserver notre intimité. Sa capacité à pardonner et à recommencer, comme c'est le cas de mon héroïne Anna. Aucune, mais j'adore écrire sur d'autres ères. Là, je songe à la Révolution française ou à l'Inquisition espagnole, abordant la persécution pour raison religieuse. D'épices, de lumière sur l'eau et de rencontre entre l'Est et l'Ouest. Dans ce roman, Constantinople constitue presque un personnage. Carrefour de plusieurs cultures, tout y est possible et magique. Lire de la poésie m'aide à trouver mes racines et ce en quoi je crois. Sophia Loren pour son visage lumineux. La plus belle des beautés émane de l'intérieur. Sans oublier le courage, la passion, l'énergie et l'humour. Dans mon livre, la beauté est pour Zoé un art et une arme. Sucrée dans l'imaginaire, amère dans la réalité. Bien qu'elle canalise la violence, elle n'aboutit qu'aux regrets. Je détesterais pouvoir les résoudre tous, sinon il n'y aurait plus de surprise et d'aventure ! Il ne faut pas tout savoiràDu sang sur la soie, par Anne Perry, 10/18, 750 pages. Kerenn ElkaÏm Il faut avoir le courage d'être soi-même.