Le marché de la basket ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans deux événements quasi concomitants, confrontant les deux géants du secteur. En 1986, les rappeurs de Run DMC chantent My Adidas, un hommage au modèle Superstar devenu le symbole de coolitude de toute une génération. Des millie...

Le marché de la basket ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans deux événements quasi concomitants, confrontant les deux géants du secteur. En 1986, les rappeurs de Run DMC chantent My Adidas, un hommage au modèle Superstar devenu le symbole de coolitude de toute une génération. Des milliers de fans se pressent lors des concerts et dansent en brandissant leurs chaussures comme d'autres, avant, leur briquet. Ils seront les premiers à être " signés " par la marque - un contrat de 1 million de dollars, du lourd pour l'époque - qui n'a cessé depuis lors de confirmer ses liens avec les stars de la musique - elle compte désormais Pharrell Williams et Kanye West dans son écurie. Chez Nike, bien sûr, c'est une tout autre histoire qui se raconte pour expliquer l'accession de la chaussure de sport au rang d'icône de la pompe. En 1985, l'équipementier, qui n'est encore qu'un petit joueur dans le milieu très fermé de la NBA, se pique de dessiner une paire aux couleurs des Chicago Bulls pour celui qui n'est encore qu'un jeune prometteur. L'homme s'appelle Michael Jordan et celle qui passera à la postérité sous le nom d'Air Jordan I détonne sur le terrain. Le joueur est mis à l'amende : il devra payer 5 000 euros par match s'il persiste à les enfiler. Nike règle la note, peanuts en comparaison du buzz généré. Depuis lors, les Air, comme les appellent les sneakersheads, sont devenues une marque dans la marque, et les éditions limitées ne se comptent plus.