1 4 h 30, soit six heures avant le début du défilé. En backstage, l'ambiance est décontractée, certains stylistes procèdent déjà aux essayages tandis que d'autres préfèrent s'attarder au buffet. Anthony Vaccarello, diplômé de La Cambre, vainqueur du Festival à Hyères en mai dernier et aujourd'hui embauché au département fourrure de chez Fendi, est venu avec Carrie, non pas Carrie Bradshaw, mais sa petite chienne qui le suit partout. C'est d'ailleurs l'héroïne de " Sex and the City " qui a inspiré son prénom. Très fashion... Depuis l'an dernier, où il était déjà candidat au Fashion Weekend 05, Anthony a pris de l'assurance. " A Rome, il fait trop chaud pour travailler, confie-t-il dans un sourire. La grisaille de Bruxelles me manque, je trouve cette ville plus inspirante pour créer. Mais j'y ai conservé un pied-à-terre, à Saint-Gilles. " Ravi de ce bref retour au pays, il retrouve en coulisses des étudiants de La Cambre et d'autres candidates rencontrées au Festival international de la mode à Hyères. Parmi elles, Andrea Klüsener qui, depuis, est revenue en Allemagne, à Düss...

1 4 h 30, soit six heures avant le début du défilé. En backstage, l'ambiance est décontractée, certains stylistes procèdent déjà aux essayages tandis que d'autres préfèrent s'attarder au buffet. Anthony Vaccarello, diplômé de La Cambre, vainqueur du Festival à Hyères en mai dernier et aujourd'hui embauché au département fourrure de chez Fendi, est venu avec Carrie, non pas Carrie Bradshaw, mais sa petite chienne qui le suit partout. C'est d'ailleurs l'héroïne de " Sex and the City " qui a inspiré son prénom. Très fashion... Depuis l'an dernier, où il était déjà candidat au Fashion Weekend 05, Anthony a pris de l'assurance. " A Rome, il fait trop chaud pour travailler, confie-t-il dans un sourire. La grisaille de Bruxelles me manque, je trouve cette ville plus inspirante pour créer. Mais j'y ai conservé un pied-à-terre, à Saint-Gilles. " Ravi de ce bref retour au pays, il retrouve en coulisses des étudiants de La Cambre et d'autres candidates rencontrées au Festival international de la mode à Hyères. Parmi elles, Andrea Klüsener qui, depuis, est revenue en Allemagne, à Düsseldorf, pour y lancer sa propre marque. Diplômée du Central Saint Martins College of Art and Design en 2005, la jeune Allemande croise dans les couloirs du Fashion Weekend son ancien professeur Willie Walters, venue accompagner trois de ses étudiants. Preuve que l'ambiance est internationale en backstage. 16 heures. Gunyo Kim, de l'Académie d'Anvers, dispose ses chapeaux d'Inspecteur Gadget en rangée, Steve Jung procède aux essayages de ses chaussures en fourrure, inspirées de celles que portent les " homeless people ". Edeline Lee déploie ses imposantes robes de poupées. Les douze candidats sélectionnés à La Cambre, à l'Académie d'Anvers, au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres et au Festival international de la mode et de la photographie à Hyères, dans le sud de la France, sont en plein préparatifs. Parmi eux, vêtue d'une robe dorée griffée Paule Ka, Nathalie Zovi, la jeune gagnante du concours Top of Weekend, organisé par Weekend Le Vif/L'Express et Dominique Models Agency, découvre la carrière de mannequin qui l'attend ( voir notre production de mode en pages 20 à 27). 18 heures. Répétition générale. Aurore Thibout, sélectionnée à Hyères pour sa collection très épurée, baptisée " Memory Clothes ", donne des indications sur le tempo lent que doivent observer les mannequins pendant le show. Edeline Lee, du Central Saint Martins College de Londres, veille, quant à elle, au bon fonctionnement de l'ensemble, à la synchronisation de ses poupées cassées. A l'étage, en backstage, on commence à battre le rappel. 19 heures. La tension monte, c'est l'heure de passer à la coiffure et au maquillage. 19 h 30. On a pris du retard comme dans tous les défilés. Les invités commencent à envahir le rez-de-chaussée. Au total, on accueillera plus de 1 000 personnes. Au premier étage, tenues à l'écart de la réalité, des filles courent en collants. On se croirait dans les coulisses d'un spectacle de danse. 20h30. Les stylistes procèdent aux dernières retouches, la cambrienne Emilie Beaumont découvre, effarée, qu'on a renversé du jus d'orange sur ses bottes en PVC. Kim Stumpf, également sélectionnée à La Cambre, repasse pour la énième fois un de ses longs voiles. Aurore Thibout recoud la bretelle d'une robe. Anthony Vaccarello affiche toujours autant de sérénité, veille aux ultimes finitions. C'est lui qui assure le premier passage. Avec un superbe défilé aux vêtements tressées de cuir et inspiré de la Ciccolina. L'éclairage se tamise, c'est au tour d'Aurore Thibout de faire surgir ses robes sur le catwalk, éclairées de l'intérieur, telles des apparitions. Après quoi, Kim Stumpf présente ses héroïnes imaginaires habillées de longs manteaux portés en superposition et Thomas Vicary, repéré à Londres, nous éblouit par une réflexion sur le rapport entre le vêtement et son support, le corps... En backstage, Vladimir Lazarevic, d'Anvers, court après ses Centaures. Mikio Sakabe, également sélectionné à l'Académie d'Anvers, vérifie le mouvement que dessinent ses vêtements urbains inspirés de l'univers des mangas. La cambrienne Amandine Dewolf donne des interviews tout en réajustant ses délicates robes chemisiers... 22 heures. Pour le final, tous s'engouffrent dans les escaliers, et attendent, en coulisses, nerveux, la proclamation des résultats. Après la délibération d'un jury de professionnels constitué des créateurs Ann Demeulemeester, Annemie Verbeke, Tim Van Steenbergen, mais aussi d'Edouard Vermeulen (Natan), de Maria Luisa Poumaillou, propriétaire de la très influente boutique éponyme parisienne, et de Frédéric Brébant (Weekend Le Vif/L'Express) et Cathérine Ongenae (Weekend Knack), le suspense est levé, c'est Steve Jung et sa collection de vêtements pour l'homme mêlant tradition britannique et univers des sans domicile fixe, qui sort victorieux de la compétition. Un personnage hors du commun, un Sud- Coréen au look très pointu, diplômé du Central Saint Martins College of Art and Design de Londres, qui repart, visiblement très enthousiaste, avec son chèque de 10 000 euros. Une somme qui l'aidera à présenter son défilé à la London Fashion Week, en février prochain, et à développer sa propre marque " Steve Yoni Studio ", explique-t-il en coulisses. Avant de monter au septième étage, pour l'after-show, qui réunit sur le dancefloor animé par les DJ du Dirty Dancing, stylistes, journalistes, attachés de presse... jusqu'aux petites heures de la nuit. Agnès Trémoulet