Certains titres de Benjamin Schoos prolongent l'ombre dorée des sixties - le très gainsbourgien Profession catcheur - mais le Liégeois campe d'abord ses propres émotions hybrides. Au-delà des vapeurs pop-chanson, le le...

Certains titres de Benjamin Schoos prolongent l'ombre dorée des sixties - le très gainsbourgien Profession catcheur - mais le Liégeois campe d'abord ses propres émotions hybrides. Au-delà des vapeurs pop-chanson, le leader de Freaksville Records conduit un univers dessiné par le beau-bizarre et l'incongru. Et même une forme de belgitude qui passe sans encombre du romantisme absolutiste à l'humour du désespoir, habité par des personnages fissurés incluant l'auteur des chansons. A ce titre, la parution d'un premier Best Of - compilation des trois albums solos de Benjamin - restitue d'indéniables qualités de mélodiste-arrangeur, même si le crooner underground mériterait un plus large public. Celui tenté par cette forme rare de variété sensitive où l'émotion paradisiaque n'est jamais éloignée des brèches amoureuses. Schoos, 39 ans, fête ses deux décennies de carrière au Botanique, à Bruxelles : il a commencé jeune. CD Profession : chanteur (Best Of), par Benjamin Schoos, chez Freaksville Records. En concert le 1er avril prochain au Botanique, à Bruxelles. www.botanique.be PH.C.