MOVE DE MESSIKA : LA DANSE DES DIAMANTS

Lorsque Valérie, fille du célèbre diamantaire parisien André Messika, dessine le premier modèle de la gamme Move en 2004, personne ne se doute encore du succès que ses créations aux diamants mobiles vont rencontrer dix ans plus tard. " En fait, je m'amusais surtout à imaginer de petits bijoux pour moi et mes amies. Les réactions positives m'ont ensuite encouragée à lancer mon propre label en 2005 ", confie la jeune femme. Peu de temps auparavant, elle a participé à un concours organisé par De Beers Diamond Trading Company. " L'épreuve consistait à dessiner une pièce à trois diamants sur la base de l'un des plus anciens concepts de la joaillerie : l'amour d'hier, d'aujourd'hui et de demain ", se souvient-elle. Elle conçoit à cette occasion un bracelet muni d'une sorte de " cage " contenant un trio de diamants. Fière de cette oeuvre originale, elle décide en 2007 de développer une gamme plus étendue autour de la même idée. Alors que les parures en diamants sont traditionnellement plutôt formelles, Valérie Messika veut donner à sa collection un caractère plus décontracté. Elle choisit donc d'emprisonner les trois pierres dans un ovale en métal noble de même largeur, ce qui leur permet de se déplacer au gré des mouvements de celle qui les porte. La collection se décline aujourd'hui en une multitude de variantes, des bracelets aux bagues en passant par les boucles d'oreilles et colliers à un ou trois brillants. L'inspiration de Valérie semble inépuisable.
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Lorsque Valérie, fille du célèbre diamantaire parisien André Messika, dessine le premier modèle de la gamme Move en 2004, personne ne se doute encore du succès que ses créations aux diamants mobiles vont rencontrer dix ans plus tard. " En fait, je m'amusais surtout à imaginer de petits bijoux pour moi et mes amies. Les réactions positives m'ont ensuite encouragée à lancer mon propre label en 2005 ", confie la jeune femme. Peu de temps auparavant, elle a participé à un concours organisé par De Beers Diamond Trading Company. " L'épreuve consistait à dessiner une pièce à trois diamants sur la base de l'un des plus anciens concepts de la joaillerie : l'amour d'hier, d'aujourd'hui et de demain ", se souvient-elle. Elle conçoit à cette occasion un bracelet muni d'une sorte de " cage " contenant un trio de diamants. Fière de cette oeuvre originale, elle décide en 2007 de développer une gamme plus étendue autour de la même idée. Alors que les parures en diamants sont traditionnellement plutôt formelles, Valérie Messika veut donner à sa collection un caractère plus décontracté. Elle choisit donc d'emprisonner les trois pierres dans un ovale en métal noble de même largeur, ce qui leur permet de se déplacer au gré des mouvements de celle qui les porte. La collection se décline aujourd'hui en une multitude de variantes, des bracelets aux bagues en passant par les boucles d'oreilles et colliers à un ou trois brillants. L'inspiration de Valérie semble inépuisable. www.messika.com " Parfois, les idées les plus simples sont aussi les meilleures ", estime Camille Miceli, responsable de la création des accessoires chez Dior. Au printemps 2013, elle a présenté pour la première fois une boucle d'oreille en deux parties, composée d'une petite perle à l'avant et d'une autre, plus grande, qui pointe malicieusement derrière le lobe de l'oreille. Minimaliste, intemporel et élégant, ce design puissant continuera certainement à séduire les générations futures. www.dior.com Amulette est une collection chargée d'émotion, conçue par l'atelier de design de Cartier au printemps 2014. A la fois talisman et gri-gri, le pendentif s'ouvre pour recueillir vos désirs les plus secrets... et si vous n'en parlez à personne, avec un peu de chance, votre voeu se réalisera ! Le modèle existe en or, en diamants et en plusieurs types de pierres semi-précieuses (lapis-lazuli, opale, malachite, carnéole, chrysoprase, nacre et onyx), dont le caractère unique contribue à rendre le joyau encore plus précieux. Écrin de vos rêves inavoués, cette Amulette ne peut qu'être un bijou-fétiche... www.cartier.com Bien que la gamme Pois Moi de Roberto Coin n'ait été lancée sur le marché qu'il y a un an, elle a déjà été élue meilleure collection italienne au monde - et force est bien d'admettre, en effet, qu'elle possède l'une des lignes les plus frappantes et les plus puissantes de l'univers du label. Elle se distingue par un motif ultramoderne puisé dans les tissus à pois des poupées américaines des années 30 et par son design rétro évoquant les télévisions des années 50. Des sources d'inspiration inattendues pour un style indéniablement original et une belle élégance. www.robertocoin.com " Ma soeur Laura et moi avons grandi dans les ateliers de Trissino, un petit village près de Vicence, où nos parents fabriquaient des objets de parure en or qu'ils vendaient ensuite aux distributeurs, raconte Marco Bicego. Laura a lancé en 1990 son label Nanis, axé sur la mode, j'ai suivi dix ans plus tard avec la griffe plus classique qui porte mon nom. Je m'efforce toujours de donner ma propre interprétation au monde de la joaillerie ; ma marque de fabrique, ce sont des formes organiques en or jaune, le plus souvent striées de fines lignes parallèles. Pour la toute nouvelle gamme Lunaria, lancée cette année, je me suis inspiré des fruits de la lunaire ou monnaie-du-pape. J'aime leur simplicité mais aussi l'imperfection de la nature, qui se retrouve dans la collection. Extrêmement légers, les disques d'or des bijoux sont tous fabriqués à la main et leur forme légèrement recourbée évoque les graines qui dansent sous la caresse du vent. " Très belle ligne tout en douceur et en naturel, intemporelle et malgré tout originale, Lunaria semble bien partie pour devenir iconique. www.marcobicego.com Depuis plus d'une vingtaine d'années déjà, l'équipe de Pesavento transforme l'or et surtout l'argent en créations précieuses - des bijoux de caractère et inspirateurs de nouvelles tendances. Bien que leurs chemins se soient désormais séparés sur le plan privé, Chiara Carli (directrice générale et créative) et Marino Pesavento (directeur de la production) restent les piliers des joyaux Pesavento, qui se distinguent par leurs formes, leurs couleurs et leurs dimensions hors du commun. Respectivement juriste et homme d'affaires issu du secteur bancaire, les partenaires ont fait en 1986 l'acquisition d'Oro Raro, une petite entreprise spécialisée dans l'or. Après s'être concentrés dans un premier temps sur les bracelets rigides et les colliers tubulaires, ils ont décidé six ans plus tard de mettre sur pied l'enseigne Pesavento. Dans leur gamme, l'icône en devenir est incontestablement la collection Polvere Di Sogni, la poudre des rêves, avec ses bijoux scintillants dont la texture évoque celle du sable mouillé. " Pour obtenir ces mille éclats irisés, la poudre de céramique est cuite directement sur l'argent, explique Chiara Carli. Cet effet unique, qui nous a été inspiré par les oursins et les galets malmenés par les vagues, apporte aux pièces de la collection Polvere di Sognides reflets changeants dans un mariage harmonieux de teintes qui rejoint parfaitement les dernières tendances de la mode. " www.pesavento.com " Le noir tient tout, le blanc aussi. Ils possèdent tous deux une beauté absolue. C'est l'accord parfait ", se plaisait à affirmer Gabrielle Chanel... et si la céramique avait déjà été introduite dans le secteur de la joaillerie à son époque, elle aurait certainement stimulé la créativité sans limites de mademoiselle Coco. Aujourd'hui encore, ce matériau de haute technologie à la personnalité à la fois unique et immuable illustre parfaitement l'audace caractéristique de la maison Chanel. L'enseigne fut en effet la première à l'introduire dans le domaine de l'horlogerie avec son modèle J12, en l'an 2000, avant de lui ouvrir un an plus tard les portes de la place Vendôme, épicentre de la haute joaillerie, au travers de sa collection Ultra. La gamme frappe par son style inégalé et son luxe unique et raffiné ; toutes les pièces sont en or blanc et céramique noire ou blanche, avec ou sans diamants. Le noir intense et le blanc éclatant sont obtenus non pas en traitant la surface du matériau, mais en intégrant directement le pigment dans la masse pour un résultat intemporel. Le choix de Chanel s'est porté sur cette matière de haute technologie parce qu'elle est la seule permettant d'obtenir des tons aussi parfaits, capables de surcroît de résister au passage du temps. Les bagues Ultra se lovent autour du doigt avec souplesse et fluidité grâce à leurs maillons indépendants, qui sont aussi extrêmement légers, solides et résistants aux griffes. L'objet s'adaptant à la température de la peau, il est en outre extrêmement confortable à porter. www.chanel.com Pour la collection Tiffany T, lancée en septembre 2014, la responsable design du label Francesca Amfitheatrof s'est inspirée de la forme puissante de la lettre T - simplifiée, déconstruite et recourbée - pour en tirer une collection de pièces en argent et en or 18 carats qui fait honneur à l'esprit visionnaire de la maison. " Le T est évidemment un hommage au nom de Tiffany, mais c'est aussi une lettre dont j'associe la verticalité et l'intensité à l'énergie et à l'optimisme de New York, explique la créatrice. J'ai intégré à la collection de nombreuses facettes de cette ville de cran et d'audace qui déborde d'idées et d'inventivité. Pour tout vous avouer, j'aurais peine à imaginer un endroit plus passionnant. " Francesca Amfitheatrof a toutefois également été influencée par ses années passées en Europe, en Asie et en Russie et par ses nombreux voyages aux quatre coins du monde. " J'ai conçu Tiffany T en pensant aux citoyens du monde - des gens intéressants et créatifs tels qu'on les rencontre dans les grandes métropoles. Le caractère de ces bijoux attire ces nouveaux explorateurs, parce qu'ils ne sont pas simplement décoratifs mais mettent encore plus en valeur une personnalité déjà très forte. " Cette vaste collection comporte des bracelets manchettes ou minimalistes, des colliers, pendentifs, bagues et boucles d'oreilles - le tout avec ou sans céramique (noire ou blanche) et diamants. A noter qu'une partie des modèles en diamants font écho aux croquis Tiffany des années 20. be. tiffany.com PAR ANJA VAN DER BORGHT