A en croire les spécialistes automobiles, le constructeur Land Rover a passé ces dernières années à étoffer sa gamme, afin d'élargir au maximum l'audience de ses véhicules tout-terrain. Son dernier modèle, le Velar (photo), non content de s'inscrire entre l'Evoq...

A en croire les spécialistes automobiles, le constructeur Land Rover a passé ces dernières années à étoffer sa gamme, afin d'élargir au maximum l'audience de ses véhicules tout-terrain. Son dernier modèle, le Velar (photo), non content de s'inscrire entre l'Evoque et le Range Rover Sport, était annoncé comme porteur d'innovations bien dans l'air du temps, que l'on devinait susceptibles de toucher un public inédit pour la marque. Etait-il question de motorisation hybride, du passage au tout-électrique, sujets sur lesquels le fabricant semblait un peu à la traîne ? Pas du tout : la grande nouveauté était la possibilité d'opter pour un intérieur végan, en option. Loin d'être anecdotique, l'enjeu qui se cache derrière une telle décision, adoptée par d'autres constructeurs haut de gamme, comme Tesla ou Maserati, c'est la fin du diktat de la sellerie en cuir pour les voitures de luxe, après un siècle d'hégémonie absolue - et nombreux sont ceux qui ne l'avaient pas vue venir. Après, on pourra toujours discuter du bien-fondé de faire de l'oeil aux végans en vendant un engin de deux tonnes équipé d'un V6 diesel de 300 chevaux, car on imagine difficilement qu'un consommateur soit à la fois si préoccupé par le bien-être animal et si indulgent envers son empreinte carbone. Mais on est parfois surpris.