Les hommes - comme les femmes d'ailleurs - ne naissent pas tous égaux, la chose est entendue et se vérifie qu'on le veuille ou non, aussi en termes de style. On ne décide pas de sa morphologie, de sa carnation ou de sa voix, autant d'adjuvants qui participent à ce je-ne-sais-quoi que l'on appelle l'allure mais qui ne suffisent pas à faire que l'on en a. Ou pas. La bonne nouvelle en sous-titre de ce constat, c'est que cela se tra...

Les hommes - comme les femmes d'ailleurs - ne naissent pas tous égaux, la chose est entendue et se vérifie qu'on le veuille ou non, aussi en termes de style. On ne décide pas de sa morphologie, de sa carnation ou de sa voix, autant d'adjuvants qui participent à ce je-ne-sais-quoi que l'on appelle l'allure mais qui ne suffisent pas à faire que l'on en a. Ou pas. La bonne nouvelle en sous-titre de ce constat, c'est que cela se travaille, à défaut de s'apprendre, en tout cas jusqu'à un certain point. " Avoir du style, c'est être capable de choisir les vêtements qui vous donnent confiance en vous, qui font que vous donnerez le meilleur de vous-même, assurait Alessandro Sartori lors de l'entretien qu'il nous a accordé, en janvier dernier, en marge de la Fashion Week, à Milan. C'est tout le contraire de s'habiller pour se cacher, se protéger. " Suivre les diktats fashion au pied de la lettre, miser sur un total look ou une avalanche de logos ne garantit en rien de se faire remarquer positivement. " Dieu est dans les détails ", disait Mies van der Rohe. Un certain art du twist qui, en mode, pourrait se traduire par une manière personnelle de se démarquer... sans tomber dans l'excès. L'équilibre est fragile et s'il n'y a pas, à proprement parler, de règles à respecter, certains conseils s'avèrent universels. Comme porter une attention particulière à ces accessoires qui signent la silhouette masculine, à la qualité des matières et des coupes, à la sélection de la taille adéquate surtout - ces messieurs, c'est bien connu, ont plutôt tendance à voir trop grand. Et si le secret, là comme pour le reste, c'était de prendre le temps : d'essayer d'abord, d'oser l'improbable, parfois à tort - certains faux pas servent à jamais de leçon -, de se regarder avec bienveillance. Inès de la Fressange, qui vient de compiler dans un ouvrage intitulé Les Parisiens, une galerie de portraits de gars dont il n'est pas interdit de s'inspirer, sans pour autant les copier, rappelle régulièrement ce mantra : se méfier du bon goût et se dire que la mode finalement ne devrait être qu'une partie de plaisir.