1. Languedoc-Roussillon Bonheur dans le pré

Amoureux de design, Laurent et Patrice, deux amis, travaillaient autrefois dans le textile. Un jour, ils décident de mettre en commun leurs envies de déco. Ils investissent donc cette ancienne tuilerie à quelques encablures de Carcassonne. Epurée et raffinée, elle abrite désormais quatre chambres, baptisées du nom de leurs enfants respectifs. Le salon est meublé de rééditions de mobilier Ligne Roset des années 1970 qui côtoient des fauteuils Knoll et d'autres classiques du design dont les propriétaires rêvaient depuis longtemps. Mais comme ils sont également sensibles à la création contemporaine, ils ont aussi fait une place à la nouvelle génération en invitant de jeunes designers à réaliser leurs projets. Si le lieu est résolument zen, le coin piscine, protégé et cosy, donne immédiatement envie d'y passer l'été ! L'accueil, assuré par Vincent, est garanti 100 % authentique. Il peut même se transformer en Office de tourisme à la demande des clients : " J'imprime des itinéraires en fonction des goûts et des envies de chacun... Car ici, entre les châteaux, les abbayes, les balades, la piscine et le golf, il y a beaucoup à faire... " Pour parfaire ce sentiment de bonheur, des massages sont proposés autour de la piscine par un relaxologue. La beauté des lieux autant que l'environnement et l'accueil font de la Tuilerie du Bazalac un exemple pour les nouvelles chambres d'hôtes.
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Amoureux de design, Laurent et Patrice, deux amis, travaillaient autrefois dans le textile. Un jour, ils décident de mettre en commun leurs envies de déco. Ils investissent donc cette ancienne tuilerie à quelques encablures de Carcassonne. Epurée et raffinée, elle abrite désormais quatre chambres, baptisées du nom de leurs enfants respectifs. Le salon est meublé de rééditions de mobilier Ligne Roset des années 1970 qui côtoient des fauteuils Knoll et d'autres classiques du design dont les propriétaires rêvaient depuis longtemps. Mais comme ils sont également sensibles à la création contemporaine, ils ont aussi fait une place à la nouvelle génération en invitant de jeunes designers à réaliser leurs projets. Si le lieu est résolument zen, le coin piscine, protégé et cosy, donne immédiatement envie d'y passer l'été ! L'accueil, assuré par Vincent, est garanti 100 % authentique. Il peut même se transformer en Office de tourisme à la demande des clients : " J'imprime des itinéraires en fonction des goûts et des envies de chacun... Car ici, entre les châteaux, les abbayes, les balades, la piscine et le golf, il y a beaucoup à faire... " Pour parfaire ce sentiment de bonheur, des massages sont proposés autour de la piscine par un relaxologue. La beauté des lieux autant que l'environnement et l'accueil font de la Tuilerie du Bazalac un exemple pour les nouvelles chambres d'hôtes. De 75 à 150 euros la nuit, petit déjeuner inclus. La Tuilerie du Bazalac, 7 bis, route des Corbières, à F-11800 Trèbes. Tél. : +33 4 68 78 10 82. Internet : www.latuileriedubazalac.com. Certains endroits appellent à l'évasion plus que d'autres. L'Escale est un peu comme cela. Calanques, plongées dans la grande bleue, route des crêtes, falaises de Soubeyran qui tombent à pic et la pinède chauffée à blanc. Voilà une maison de vacances comme on les rêve. Depuis bientôt quatre ans, sur la presqu'île un peu à l'écart de la ville, cette demeure années 1930 vit sur un mode bed & breakfast bien inspiré. A l'ombre de ses colonnes bien rangées, chacune des quatre chambres a sa personnalité propre faite d'objets rapportés de voyages et de meubles de famille auxquels s'ajoutent des touches mode du moment. Deux sont des suites avec leur terrasse perso et leurs transats sous le soleil exactement, celle du Colonel et son exotique loupe de noyer et celle des Arcades face à la mer. Une autre garde l'£il rivé au loin sur le Cap Canaille et le petit port en contrebas et même celle sous les toits se connecte en direct aux étoiles. L'amateur de farniente squattera les lits de plage du solarium pendant que les plus agités feront une virée au marché de Cassis, au bout de la route qui trace dans la pinède. Le rêve, on vous dit, à deux pas de Marseille ! De 100 à 200 euros selon la chambre et la saison. L'Escale, 3, avenue Jean-Jacques Garcin, à F-13260 Cassis. Tél. /fax : +33 42 01 27 69. Internet : www.escalecassis.com Le jour où l'on a débarqué, la nature avait piqué sa crise. Avis de tempête sur Bermicourt où un vent de 160 km/h décapitait un hêtre centenaire devant le château. Plus d'électricité, juste une lampe de poche et la mine désolée de Balthazar pour nous accueillir. Nous pourtant, on n'aurait reculé pour rien au monde. Depuis le temps qu'on nous parlait des deux frères, deux trentenaires qui lâchent leurs jobs pour retaper la ferme attenante au château familial, on n'en rencontre pas tous les jours. Leur business-plan a débouché sur sept chambres et un restaurant, un vrai, ouvert tout le temps, par tous les temps. Enfin, en principe. L'hôtel donc a pris place dans ce qui fut hier encore une vraie cour de ferme. Celle du fermier Remi. En témoignent le vieux puits vitré dans l'ancienne sellerie (chambre 1), les mangeoires en pierre pour tête de lit dans l'étable devenue mauve (la 2) et des charpentes apparentes dans chacun de ces beaux espaces (la 7 est un loft de 95 m2 avec deux baignoires tête-bêche) où Jean Grisoni, l'ami designer, a soufflé quelques précieux conseils. Le lendemain, le courant revenu, la cuisine de Sébastien s'apprécie d'autant mieux. Formé chez Stéphane Jégo (l'Ami Jean), ce bosseur a troqué sa science des mégaoctets pour celle de composants bien plus croustillants. L'ardoise est dans le perpétuel mouvement de la saison et le terroir ternois ne pouvait rêver mieux que cette approche décomplexée. De 80 à 130 euros. Petit déjeuner à 10 euros. La Cour de Rémi, 1, rue Baillet, à F-62130 Bermicourt. Tél/fax : +33 3 21 03 33 33. Internet : www.lacourderemi.com Au c£ur de ce château du xviiie siècle lové dans les vallons et les vignes du pays d'Arbois souffle un vent de renouveau. Héritier d'un patrimoine viticole laissé en friche des décennies durant pour cause de phylloxéra, François de Chavanes vient de relever un défi majeur. Celui de marcher dans les pas de son arrière-grand-père vigneron et de faire vivre cet ancien domaine allongé sur les meilleurs côteaux de Montigny. Prolongeant son approche du vin volontairement artisanale amorcée il y a quelques années loin des diktats de la culture intensive, il vient de rénover une partie du château pour y accueillir cinq chambres et une suite. La couleur y entre généreusement, apporte sa touche de modernité à côté des lambris et des meubles de famille. L'épure contemporaine d'un baldaquin, la sobriété étudiée des matériaux, la lumière qui transperce chaque ouverture dans la pierre centenaire font un harmonieux trait d'union entre passé et présent. Aux beaux jours, le petit déjeuner se prend près de la fontaine ou à l'ombre des treilles. Une mise en bouche avant d'emprunter la route des vins du Jura si pittoresque. De 95 à 230 euros (pour la suite 4 personnes), petit déjeuner inclus. Château de Chavanes, Quartier Saint-Laurent, à F-39600 Montigny-les-Arsures. Tél. : +33 3 84 37 47 95. Internet : www.chateau-de-chavanes.com Hegia, c'est une utopie échappée du cerveau de Véronique et Arnaud Daguin qui ont mis toute leur énergie à rendre leur rêve réalité. Cette ferme typique du Larbourd est devenue un lieu hors du commun, contemporain, pensé avec l'architecte Xavier Leibar. Blanc et noir dans l'épure, noble dans le choix des matériaux, l'endroit prend sa respiration autour de la cuisine, l'antre du maître de maison. Chacun de ses repas invite à la découverte, à l'inédit, à la perte des repères ou a contrario au retour aux sources, au brut, au cru, au vrai sans compromis. A chaque moment de la journée, la maison vibre de cette partition gourmande parfaitement orchestrée. Tout près, on prend le temps de profiter de l'espace fièrement design ou de la compagnie des autres hôtes, d'une sieste prolongée d'un bain, de la nature alentour dans ce qu'elle a de tellurique et de majestueux. Depuis peu, Hegia 1746 prolonge ce sens parfait de l'art de vivre dans une ligne d'objets pour la maison. Irréprochables ! Une nuit avec petit déjeuner, 480 euros. Une nuit avec dîner et petit déjeuner (pour deux), 600 euros, ou 700 euros avec le déjeuner de Pintxos. Hegia 1746, chemin de Curutcheta, quartier Celhai, à F-64240 Hasparren. Tél. : +33 5 59 29 67 86. Internet : www.hegia.com Une grille en fer cachant un parc sauvageon, planté de buis et de séphoras. Une cascade au fond du jardin qui fait entendre ses eaux vives. C'est dans cet espace rousseauiste, aux allures de paradis perdu, que se nichent les premières £uvres d'art de ce domaine d'hôtes inspiré. Devant la maison de maître du xixe se dresse une sculpture colorée de Jacky Coville. La pelouse près de la piscine sert, elle, de toile de fond à un bronze, un peu Folon, un peu Giacometti, de Nathalie de Coster. A l'intérieur, tout est à l'unisson. Impeccable. Design et £uvres d'art se partagent équitablement le territoire. On aime les quatre chambres mêlant voilages précieux, baignoire ovoïde et mobilier recyclé, comme ces chaises et étagères en fûts de pétrole imaginés par Sari Anttonen et Leena Carelse, deux jeunes stylistes finlandaises. De 185 à 350 euros. Court de tennis et spa. Table d'hôtes sur réservation. îuvres d'art, de 300 à 27 000 euros. Domaine du Canalet, avenue Joseph-Vallot, à F-34700 Lodève. Tél. : +33 4 67 44 29 33. Internet : www.domaineducanalet.com Le 31 décembre 1999. Daniel et Virginie, cadres stressés dans leur vie parisienne, font le v£u de changer radicalement de vie. Ils ne veulent plus " être prisonniers de leur travail et retrouver leur liberté ". C'est dans cet esprit de rupture avec le monde urbain qu'ils envisagent leur future chambre d'hôtes : une parenthèse enchantée pour leurs convives, " des gens qui vivent comme on a vécu et auxquels on propose de retrouver les sensations les plus simples : le contact avec la nature, se promener au bord d'une rivière... " En décembre 2002, ils dénichent ce château-fort en ruine des xie et xiiie siècles, surplombant l'Ardèche, dans un cadre sauvage et grandiose. Cinq ans plus tard, ce havre de paix d'une classieuse austérité " contemporaine minimaliste " a réussi l'alchimie de la pierre grise calcaire et des enduits à la chaux, le tout allié à des matériaux contemporains pour le mobilier comme ces fauteuils Barcelona de Mies van der Rohe ou LC2 du trio Perriand/Jeanneret/Corbusier. Un mariage réussi pour une atmosphère apaisée entre austérité, design et chaleur... A partir de 105 euros la nuit, petit déjeuner inclus. Château de et à F-07120 Balazuc (Ruoms). Tél. : +33 4 75 88 52 67. Internet : www.chateaudebalazuc.com Au c£ur des incontournables Puces de Saint-Ouen se niche un trésor de design kitsch... Grimpez la volée de marches et entrez " Chez Bertrand ". Vous serez reçus par le maître de céans dans ce deux-pièces avec chambre, salon, cuisine et salle d'eau. Une armée de 90 c£urs rouges " home made " collés au mur de l'entrée vous accueille et résume l'esprit des lieux. Vous êtes ici dans un nid d'amour (mais dans lequel les enfants sont aussi les bienvenus...), en témoigne la chambre aux tonalités framboise et rose. Subtil mélange de meubles Ikea, de mobilier fifties (dont ces rangements de cuisine en Inox reconvertis en étagères de salon et de salle de bains), et de bricolage maison, l'appart est orienté plein sud pour une luminosité au top. Les bambinos, eux, se jetteront d'entrée sur le Hariboy (un bonhomme Haribo géant rempli de sucreries qui ne demande qu'à être dévalisé). Une petite once d'audace est nécessaire pour s'installer ici, car on est un peu loin du centre de Paris, mais le métro est tout proche et le quartier extrêmement pittoresque. Un lieu idéal pour déclarer votre flamme ou pour un week-end de chine frénétique, à un prix modique et dans une ambiance cosmopolite puisque les Européens de toutes origines se pressent déjà ici. Appartement, 95 euros la nuit. Chez Bertrand, rue des Rosiers, marché aux Puces, à F-93400 Saint-Ouen. Tél. : +33 6 63 19 19 87. Internet : www.chezbertrand.com. C'est un peu par accident, en rentrant d'un tour du monde en catamaran quelque peu écourté, que les Ballet et leurs six enfants (avec des triplés, c'est de la triche mais pas des vacances !) amorcent une nouvelle vie où maison rime avec partage. Leur goût de l'aventure n'a plus la couleur turquoise des mouillages caraïbes mais bien celle des collines verdoyantes adossées à la montagne Saint-Maurice avec le Vercors en arrière-plan. Un coup de c£ur pour cette région un peu secrète, protestante dans l'âme, puis pour une ancienne bergerie du xviiie siècle a suffi à leur mettre le pied à l'étrier sur-le-champ. Six mois passés à la rénovation et à la déco et voilà le travail : quatre chambres tout confort blotties dans une nature constamment changeante. Appuyée par son architecte de père et surtout aidée par son frère qui vient d'ouvrir la jolie boutique Hand à Lyon, Brigitte gère ce nouveau départ avec autant d'énergie que d'enthousiasme. Aqua, Tourterelle, Lichen, Argile... Chaque chambre chausse une couleur, avec salle d'eau à l'italienne, écran plat et lecteur DVD. La belle pierre, le bois et les matières brutes, parfois d'ailleurs, répondent au mobilier contemporain, au béton ciré, aux angles trop droits. Le soir, un feu crépite dans la cheminée, une biquette s'est perdue derrière les cyprès, les enfants jouent, la garrigue embaume, un tian mijote en cuisine. C'est juste le bonheur ! Cet été, la piscine sera finie... et peut-être aussi la cabane que Jean-Jacques construit en haut d'un arbre du domaine.. De 90 à 150 euros selon la chambre et la période. Table d'hôtes, 26 euros (vin compris), 10 euros par enfant. La Bergerie de Féline, Les Charles, à F-26460 Truinas. Tél. /fax : +33 4 75 49 12 78. Internet : www.labergeriedefeline.com Marie Godfrain, Nathalie Nort et Thérèse Rocher