La campagne toscane

L'idée : inviter les habitants à la contemplation
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L'idée : inviter les habitants à la contemplation Créatrice de papiers peints haut de gamme, la Belge Alexia de Ville n'en est pas à son coup d'essai en matière de panoramique - pour rappel, sa marque Tenue de Ville avait déjà commercialisé d'autres formats XL comme Ginkesai ou Myth. Ses panos sont réalisés par impression digitale, une technique qui permet d'éviter la gestion de stocks - ou pire, la destruction d'invendus - et qui offre encore deux avantages sur les techniques traditionnelles : la qualité du rendu des couleurs et un service sur mesure, qui permet de " retravailler, agrandir, couper ou zoomer le dessin pour correspondre au souhait du client ". " J'étais là quand elle a dessiné ce Toscane, raconte le binôme d'Alexia, Julie Coupain. C'est vraiment un retour à la nature. Dans ce cas-ci, le dessin s'est imposé de lui-même. Son papa habite en Italie, elle connaît. On est devant un paysage toscan, c'est là qu'elle a voulu nous emmener - elle s'est inspirée des arbres locaux pour élaborer une composition. Ça invite à la contemplation, on a juste envie de s'installer devant et de se dire " Je suis en vacances ". " tenuedeville.com L'idée : agrandir l'horizon de la salle de bains La Britannique Hannah Cecil Gurney a grandi dans un monde rempli de papier peint. Des petits singes se balançaient sur les murs et partout volaient d'exotiques paons. Toutes les parois de la maison familiale étaient couvertes de scènes féeriques dessinées à la main. Son père, Claud Cecil Gurney, a en effet fondé dans les années 80 la prestigieuse marque de papiers peints de Gournay, qui compte aujourd'hui quelques clients célèbres comme Gwyneth Paltrow, Kate Moss, J.K. Rowling et la designer India Mahdavi. Hannah est devenue directrice du marketing international du label et elle prolonge également la tradition du paternel dans son propre appartement londonien. Cet exemplaire orné de volatiles est peint à la main sur du " gilded paper ", un papier présentant une couche argentée glacée. Le dessin est un grand classique des archives de la maison et présente six espèces différentes de flamants roses dans un paysage inspiré d'une lithographie victorienne du XIXe siècle. Le créations de de Gournay sont presque des oeuvres d'art. Elles respirent l'artisanat, la tradition et le patrimoine. degournay.com L'idée : donner une note artistique dans un studio Ce dessin du XVIe siècle remonte à la dynastie Ming, en Chine, et provient des archives du V&A Museum de Londres. La vénérable institution a autorisé le spécialiste britannique du papier peint Surface View à reproduire numériquement des esquisses et des oeuvres d'art anciennes. La marque aime exhumer des trésors et sa collection muséale est impressionnante. Sur leur site, on peut notamment aller fouiller dans des oeuvres de la National Portrait Gallery, du National History Museum et de la célèbre agence de licences d'images Trunk Archive, mais aussi parmi des collections moins connues comme celle du Jardin botanique de New York. On choisit soi-même en ligne son dessin, sa photo ou son tableau favori, on communique les dimensions souhaitées et la société l'imprime sur du papier peint, du textile ou du carrelage. Besoin d'inspiration ? A la manière d'Ikea, Surface View aménage des pièces avec ses produits et partage ces images sur sa page Instagram. surfaceview.co.uk L'idée : apporter clarté et bonne humeur L'architecte d'intérieur américaine Madeline Stuart a conçu cette salle de bains en collaboration avec le duo Ferguson & Shamamian, pour un manoir de Los Angeles. En l'occurrence, les petites fleurs sur les murs sont une chinoiserie peinte à la main dans des teintes blanches et crème du label de papier peint américain Gracie. Pour cette marque, on ne parle pas de " beige ", mais on cherche des termes alternatifs pour cette couleur sous-estimée comme " Tan Arbor " ou " Georgian Cream ". Le mot " chinoiserie " renvoie quant à lui à un courant artistique qui met principalement en scène des oiseaux, des insectes, des abeilles, des arbres et des fleurs dans un " style chinois ", qui était en vogue aux XVIIe et XVIIIe siècles et qui fait aujourd'hui son grand retour. Ce motif donne tout de suite une autre allure à une simple pièce fonctionnelle, comme si elle sortait d'un élégant livre de décoration d'intérieur. C'est en fait le cas, puisque cette création est reprise dans la monographie de Madeline Stuart No Place Like Home. No Place Like Home, chez Rizzoli. graciestudio.com