Du 21 avril au 27 janvier 2019, le Victoria and Albert Museum présente Fashioned from Nature, illustrant le rapport intime entre la mode et notre planète. Une exposition d'envergure qui, loin de se contenter de montrer à quel point les créateurs, dont Christian Dior ou Dries Van Noten, se sont de tout temps laissé inspirer par celle-ci, mettra aussi en exergue la face sombre d'une relation complexe. Car on sait que l'industrie textile et son besoin soutenu en matières premières, ses produits toxiques et son économie poussant à la surconsommation...

Du 21 avril au 27 janvier 2019, le Victoria and Albert Museum présente Fashioned from Nature, illustrant le rapport intime entre la mode et notre planète. Une exposition d'envergure qui, loin de se contenter de montrer à quel point les créateurs, dont Christian Dior ou Dries Van Noten, se sont de tout temps laissé inspirer par celle-ci, mettra aussi en exergue la face sombre d'une relation complexe. Car on sait que l'industrie textile et son besoin soutenu en matières premières, ses produits toxiques et son économie poussant à la surconsommation sont particulièrement dommageables pour l'environnement. A ceux qui devraient toujours en être convaincus, il suffit de rappeler les 2 700 litres d'eau, sans compter les engrais, insecticides et pesticides, nécessaires à la fabrication d'un banal tee-shirt... Heureusement, et c'est le troisième axe développé par l'institution londonienne, le secteur a commencé à prendre conscience du risque qu'il fait peser sur notre bonne vieille Terre. Donc à réagir - certes timidement. A côté de précurseurs comme Vivienne Westwood, pionnière dans le combat anti- fourrure, ou Stella McCartney, dont le label a d'emblée fait le pari des matériaux non polluants, on voit aujourd'hui des marques plus classiques proposer des accessoires ou des " capsules ", ces petites collections ponctuelles, écoresponsables. Autant de démonstrations tangibles que respect de la biosphère et glamour ne sont pas incompatibles. Ainsi, seront visibles au V&A, la tenue qu'Emma Watson portait au gala du Met, en 2016, réalisée à base de bouteilles en plastique recyclées, ou un ensemble dont le tissu, à l'aspect et au toucher évoquant la soie, est confectionné à partir de pulpe d'orange. Une trouvaille rendue possible grâce aux efforts conjugués de la maison Salvatore Ferragamo et de la Fondation H&M. Et cette année, ce sont les Belges de Resortecs qui ont remporté ce Global Change Award décerné par le groupe suédois ! Nous avons rencontré les heureux gagnants, dont le projet facilitant la récup' reçoit à la fois un soutien financier et un accompagnement professionnel d'un an. Cedric Vanhoeck et Vanessa Counaert rejoignent dans nos pages Lauriane Milis et son concept d'upcycling Wear a story, Marie Berlier et Isabelle d'Otreppe du site de location Coucou, les boutiques éphémères de seconde main de Marine de Waziers ou encore les fashion trucks de Sybille Wallemacq. Leur point commun, outre l'enthousiasme ? Ils ont compris que le salut de la mode réside dans des modèles alternatifs, dans lesquels on fait circuler plutôt que jeter. Vous êtes naturellement invités à partager leur very good trip.