Un numéro tourné vers l'extérieur, en plein confinement, vraiment ? A l'évidence, la question a agité la rédaction, déjà forcée de composer avec d'importants délais de bouclage sans savoir de quoi demain sera fait. Affectée par le rythme ralenti de pans entiers de l'économie et la paralysi...

Un numéro tourné vers l'extérieur, en plein confinement, vraiment ? A l'évidence, la question a agité la rédaction, déjà forcée de composer avec d'importants délais de bouclage sans savoir de quoi demain sera fait. Affectée par le rythme ralenti de pans entiers de l'économie et la paralysie des secteurs d'activité habituellement traités, coincée par les reports et annulations, la presse lifestyle tout entière se retrouve au pied du mur. Doit-on ranger plumes et claviers sous prétexte que d'aucuns jugent nos thématiques dérisoires, en regard de la gravité de la situation ? Ou poursuivre notre mission hybride, qui mêle information et évasion ? La réponse est dans vos mains : il a été choisi de maintenir un tel numéro au calendrier, non pas pour fuir ou nier un quotidien devenu anxiogène pour tout un chacun, mais pour proposer un moment de respiration, une bouffée d'air frais, tout en intégrant dans nos sujets certains éléments de l'actualité. Parce que le monde ne s'arrête pas de tourner, mais qu'on le veuille ou non, il ne tournera plus jamais de la même façon. Tel sera le défi à relever lors de ces prochaines semaines compliquées : tenter de s'adapter aux aspirations d'un lectorat partagé entre ceux qui souhaitent davantage s'ancrer dans cette implacable réalité, et ceux qui cherchent encore matière à rêver, et veulent plus que jamais regarder dehors, par-delà la fenêtre ou le mur du jardin. Le printemps est là, c'est déjà ça.