Si vous étiez... Un plat d'enfanceà
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Si vous étiez... Un plat d'enfanceà Le porc caramélisé à la vietnamienne que cuisinait ma grand-mère maternelle. Elle a vécu quelques années à Saigon. Jamais je n'ai retrouvé l'équivalent dans aucun restaurant asiatique. Une autre nationalitéà Sans hésiter, japonaise. J'aime tout de ce pays, où je suis allée plusieurs fois : l'énergie folle de Tokyo, le calme séculaire de Kyoto et la richesse incroyable des spécialités culinaires d'Osaka. Une gourmandise interditeà Je ne m'interdis vraiment rien, tant en sucré qu'en salé. J'ai un très bon coup de fourchette et je sais aussi lever le coude ! Un vêtement qui rend beauà Un manteau noir avec le col relevé, parfait pour donner du style à une silhouette masculine. Le seul objet de l'île déserteà Mon oreiller. Je ne peux pas dormir sans... Un mot qui serve de deviseà Curiosité. C'est le moteur de ma vie professionnelle et personnelle. J'aime m'intéresser à des choses dont j'ignore tout a priori. Dernier exemple en date : la maçonnerie, pour laquelle je me passionne depuis que j'ai fait construire une maison à Paris. Un animal ? Le lamantin : c'est un gros mammifère marin que j'ai pu observer lors d'un voyage en Floride. J'ai été très émue par son côté grosse bébête inoffensive et son statut d'espèce en voie de disparition. Une boisson préférée ? Le bloody mary. Je sirote ce cocktail au Ritz à Paris, où il a été inventé par Hemingway, et à New York, où les barmen rajoutent souvent du horseradish (raifort), qui apporte une touche pimentée. Un chanteur ? David Bowie. C'est la seule idole de mon enfance qui ait tenu le coup et dont j'écoute tous les albums avec autant d'émotion. Un accessoire de mode ? Un escarpin de Louboutin, pour le confort et le vertige du talon. Un gros défaut ? Je suis colérique. En général, ça part très vite sur pas grand-chose et ça se traduit par des hurlements que j'ai du mal à dominer. Un autre métier ? Architecte, c'est le plus beau des beaux-arts. C'est l'art allié à la technique et à la grandeur. Une fleur ou un arbre ? Le pavot, pour ses coloris délicats, ses pétales froissés et sa fragilité. Le parfum d'un être aimé ? Celui de ma grand-mère maternelle. C'est un cocktail indéfinissable de savon et d'eau de toilette mêlés à des odeurs de cuisine qui a marqué ma jeunesse. Un contemporain du sexe opposé ? Mathieu Amalric, mais ne me demandez pas pourquoi. D'ailleurs, je l'embrasse. Propos recueillis par François-Régis Gaudry