Une fois n'est pas coutume, alors que Paris et Milan focalisent généralement l'attention lors des Fashion Weeks, Londres servant plutôt de tremplin aux talents en devenir, c'est vers elle que tous les regards étaient tournés en février dernier. En cause : le départ annoncé de Christopher Bailey de chez Burberry, dont il a réussi à faire la plus grande griffe de luxe made in UK. Arrivé comme directeur artistique, il avait très vite pris les commandes du marketing également, instaurant ainsi un modèle unique, à contre-courant des usages, et fait du labe...

Une fois n'est pas coutume, alors que Paris et Milan focalisent généralement l'attention lors des Fashion Weeks, Londres servant plutôt de tremplin aux talents en devenir, c'est vers elle que tous les regards étaient tournés en février dernier. En cause : le départ annoncé de Christopher Bailey de chez Burberry, dont il a réussi à faire la plus grande griffe de luxe made in UK. Arrivé comme directeur artistique, il avait très vite pris les commandes du marketing également, instaurant ainsi un modèle unique, à contre-courant des usages, et fait du label un avant-gardiste en matière de communication digitale. Et le défilé final de l'enfant du pays était à la mesure de la créativité que l'on observe depuis toujours dans la capitale britannique : original, inventif, engagé, mêlant culture de la rue, notamment par le biais de sweats ou de survêtements upgradés, et emblèmes traditionnels, dont le kilt ou le tartan si cher à la maison. Pour autant, le show n'était que le coup d'envoi d'une année particulièrement riche en actualités diverses outre-Manche. En plus du troisième baby de Kate et William, il y aura bien sûr, le 19 mai prochain, l'union du prince Harry et de Meghan Markle, dont les moindres faits et gestes, jusqu'au choix d'un gâteau de mariage " bio, au citron, au sureau et garni de fleurs fraîches ", déclenche l'hystérie des fans de la Couronne. C'est que, dans leur créneau, les membres de la royal family, et plus encore les deux futures belles-soeurs, sont des prescripteurs de tendances : à chacune de leurs apparitions publiques, leurs tenues sont scrutées... et copiées, avec à la clé une explosions des ventes. Lors de l'officialisation des fiançailles du cadet du prince Charles et de l'actrice américaine, le manteau de celle-ci a été en rupture de stock en quelques heures et, sous la pression des achats en ligne, le serveur de la marque a même explosé. Mais la championne toutes catégories, c'est la duchesse de Cambridge, à tel point qu'un site est dédié au décryptage de ses looks (whatkatewore.com, " que portait Kate ") et qu'on parle d'un " effet Kate " qui aurait un impact bien réel sur l'économie nationale. De là à contrer les remous de l'après-Brexit... Dans un genre nettement moins classique que celui des deux ladies, le designer star Tom Dixon, avec qui nous nous sommes entretenus alors qu'il inaugurait ses ateliers flambant neufs de King's Cross, en plein coeur de la ville, vient d'achever l'aménagement de The Craft ( en couverture). Ce resto, offrant une vue époustouflante sur le skyline, fait partie de la trentaine de lieux, pointés par des Londoniens pros du design, repris dans ce numéro Black ayant pour fil rouge les couleurs de l'Union Jack.