On pourrait évidemment être tentés de rester plusieurs jours, alanguis sur les plages de sable blanc de Saint-Anne, petit bourg situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de la capitale Point-à-Pitre. Ce serait tout à fait légitime : bordée d'un bouquet géant de palmiers royaux, la plage de la Caravelle - où le Club Med récemment rénové est installé - est considérée à juste titre comme l'une des plus élégantes de la Guadeloupe. La mer y est tout aussi chaude que sa couleur émeraude domine et le vent est aussi doux qu'apaisant. Le sud de la Grande-Terre offre pourtant de multiples raisons de sortir, de s'évader qu...

On pourrait évidemment être tentés de rester plusieurs jours, alanguis sur les plages de sable blanc de Saint-Anne, petit bourg situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de la capitale Point-à-Pitre. Ce serait tout à fait légitime : bordée d'un bouquet géant de palmiers royaux, la plage de la Caravelle - où le Club Med récemment rénové est installé - est considérée à juste titre comme l'une des plus élégantes de la Guadeloupe. La mer y est tout aussi chaude que sa couleur émeraude domine et le vent est aussi doux qu'apaisant. Le sud de la Grande-Terre offre pourtant de multiples raisons de sortir, de s'évader quelque peu de ce rêve éveillé. Ainsi, le petit village de pêcheurs de Saint-François vaut son pesant de cannes à sucre à déguster, de noix de coco à dévorer et de vieux rhums à siroter au hasard d'un marché artisanal (à recommander : celui, très bariolé, de Saint-Anne mérite particulièrement le détour malgré son grand succès touristique). Tôt levé, on pourra se rendre au port où les pêcheurs s'activent autour des produits de leur pêche : dorades, poissons chats et langoustes. Plus à l'est, à l'extrémité de l'île, face à l'Atlantique, le site de la " pointe des châteaux " est un must : quelques rochers, prisonniers de l'océan démonté, poussent la tête hors de l'eau. Une sorte de paysage tragique et romantique à la Caspar David Friedrich (1774-1840) sous le soleil des tropiques... Saisissant. Plus au nord, le long de la promenade de la belle petite ville du Moule - où subsistent encore quelques maisons coloniales à persiennes typiques ayant résisté au passage du cyclone Hugo en 1989 - une poignée de spots sont accessibles aux surfeurs n'ayant pas froid aux yeux. Renseignements. Maison de la France, 21, avenue de la Toison d'Or, à 1050 Bruxelles. Tél. : 0902 88 025. Internet : www.franceguide.com. E-mail : info.be@franceguide.com Y aller. Un à deux vols quotidiens relient Paris (Orly Ouest) et Pointe-à-Pitre. Air France, tél. : 070 22 24 66. Internet : www.airfrance.fr Séjourner. Le Club Med de La Caravelle a été totalement rénové en 2006. Loin des premières tentes sommaires, on y trouve même une trentaine de suites... Fleuron de la montée en gamme de la marque, le village remis à neuf détient 4-tridents bien mérités. Les amateurs d'architecture ne seront par ailleurs pas déçus : le hall principal, surmonté d'un toit en béton en forme de grande vague, a été construit dans les années 1960 par l'architecte français André Bruyère, un disciple du grand Oscar Niemeyer, le célèbre maître d'£uvre de Brasilia. Club Med La Caravelle, à 97180 Saint-Anne. Tél. : 070 660 660. Agences Club Med, Thomas Cook ou agences agréées. Internet : www.clubmed.be Se restaurer. Les environs de Saint-Anne, de Saint-François et du Moule offrent l'embarras du choix en termes d'enseignes proposant du poisson frais et d'excellentes langoustes. Une bonne adresse, simple mais savoureuse : La Paillote, à la Pointe des châteaux, qui propose de très bonnes langoustes grillées. Le vendredi soir, le restaurant se transforme en piste de zouk (danse et musique locale). Tél. : +590 (0)5 90 88 63 61.Baudouin Galler