Comment en est-on arrivé là ? C'est la question à 24 mauvais chocolats de calendrier de l'Avent que nous sommes tous en droit de nous poser face à la déferlante annoncée des " pulls moches de Noël " ce 15 décembre. Ce phénomène - amplifié par les réseaux sociaux et les enseignes de fast fashion -, trouve son origine, comme tout bon coup marketing de masse qui se respecte, dans les pays anglo-saxons. Au départ, ce lainage, bien souvent tricoté à la main par un membre âgé de la famille, avait beau être d'un goût souvent douteux, l'ironie n'était pas de mise. Il s'enfilait avec le stoïcisme d'un Colin Firth affublé, le temps d'un brunch, d'un chandail hideux à tête de renne dans Le Journal de Bridget Jones. Un an après la sortie de ce désormais culte film de Noël - une autre calamité saisonnière -, les premières soirées thématiques visant à récompenser le porteur du modèle le plus laid possible ont commencé à essaimer. Jusqu'à donner lieu à un jour dédié, plébiscité par de plus en plus de people défiant pour une fois la redoutable fashion police. Cette année pourtant, la résistance emmenée par Diesel semble s'organiser, le jeaner italien appelant dans une campagne décalée dont il a le secret au boycott d'une mode qui fait mal aux yeux. Même si elle ne dure, et c'est heureux, que quelques jours par an.

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