A première vue, on pourrait appeler ça de la déformation professionnelle. Un réflexe assez courant finalement chez ceux et celles qui ont réussi à faire de leur hobby leur boulot. A moins que ce ne soit l'inverse. L'univers de la beauté, cela fait un bon moment déjà que Christine Thyange en a fait son quotidien. Après un début de carrière dans le tourisme, elle enchaîne les jobs à responsabilités pour différentes marques de cosmétiques avant de rejoindre, en 2000, la société Ici Paris XL, dont elle a accompagné l'expansion et l'internationalisation. " On m'a engagée afin de mettre au point un programme de formation interne pour les conseillères beauté dans les magasins qui jusque-là ne recevaient que celles données par les grandes marqu...

A première vue, on pourrait appeler ça de la déformation professionnelle. Un réflexe assez courant finalement chez ceux et celles qui ont réussi à faire de leur hobby leur boulot. A moins que ce ne soit l'inverse. L'univers de la beauté, cela fait un bon moment déjà que Christine Thyange en a fait son quotidien. Après un début de carrière dans le tourisme, elle enchaîne les jobs à responsabilités pour différentes marques de cosmétiques avant de rejoindre, en 2000, la société Ici Paris XL, dont elle a accompagné l'expansion et l'internationalisation. " On m'a engagée afin de mettre au point un programme de formation interne pour les conseillères beauté dans les magasins qui jusque-là ne recevaient que celles données par les grandes marques ", rappelle celle qui est par ailleurs responsable des relations presse de l'entreprise. Pas étonnant donc que la première chose qui vienne à l'esprit de cette beautysta assumée - même en vacances, si elle passe devant une parfumerie, elle ne peut pas s'empêcher d'y entrer pour découvrir des produits qu'elle ne connaîtrait pas - si elle se retrouve avec trente minutes rien qu'à elle et qu'il fait tristounet dehors est de s'enfermer dans sa salle de bains ! " Je prends le temps de tester les nouveautés, détaille-t-elle. Je me fais un gommage visage et corps, c'est mon rituel préféré, après la peau est toute douce. " Son autre péché mignon ? " Les laits parfumés, confie-t-elle. J'en utilise tous les jours et j'en change très souvent, il m'arrive d'ailleurs fréquemment de ne pas les assortir à ma fragrance. Je trouve que c'est une manière plus intime de se parfumer, on le fait pour soi, car c'est quelque chose que l'on sentira toute la journée. " Si ce petit moment de calme arrive pendant le week-end, Christine Thyange s'offre une manucure maison. " Je me fais la totale sans sauter aucune étape sinon on se détruit les ongles, décrit-elle. Je lime, je repousse les cuticules, je pose une base, une première couche qui parfois suffit, sinon une seconde et un top coat. Quand je m'y prends bien, elle tient même jusqu'à la fin de la semaine. " Les minutes séchage sont quant à elles utilisées pour surfer sur les réseaux sociaux et lire des magazines en ligne. S'il fait beau, le programme change radicalement. " J'adore faire une balade en cabriolet, c'est mon mari qui m'en a donné le goût, ensemble nous participons à des rallyes de voitures vintage, ajoute-t-elle. Il n'y a rien de plus relaxant que d'avoir les cheveux au vent. Je peux rouler sans but, juste pour me détendre. " Grand-mère active de cinq petits-enfants, Christine Thyange tire parti, dès qu'elle le peut, de son temps libre pour passer " du quality time " avec eux, les emmener en excursion, organiser un chasse aux oeufs dans son jardin ou recevoir toute la famille dans sa maison dont elle regrette de ne pas pouvoir profiter autant qu'elle le voudrait. " J'ai également une petite filleule de neuf ans à Kinshasa, Aurore, que j'ai rencontrée via l'association SOS Villages d'Enfants, note-t-elle. Dès que la vie le permet, je prends quelques minutes pour lui écrire, lui envoyer des photos et des petits présents. " Pas très sportive elle-même, Christine adore au contraire encourager les autres, en particulier ses collègues de chez Ici Paris XL qui participent à des marathons, avec le soutien de l'entreprise. " Aussi, je le confesse, je suis une adepte des micro-siestes de l'après-midi, le week-end, sourit-elle. Je m'installe devant un truc pas trop malin à la télévision et je m'endors tout de suite ! " Du power napping auquel notre manager préfère surtout s'adonner dehors, en plein été. Après s'être appliqué une bonne couche de protection solaire. Cela va de soi. PAR ISABELLE WILLOT