L'attaque en bouche est franche, légèrement craquante, puis très vite le moelleux fond voluptueusement sur la langue, libérant les subtilités des parfums audacieusement superposés. Pierre Hermé a tout testé, tout osé. Aujourd'hui, pour les gourmands de Paris, de New York ou de Tokyo, c'est un demi-dieu, macaron man, celui qui a révolutionné le macaron, ce biscuit du xvie siècle, originaire de la Péninsule, devenu le graal de tout pâtissier qui se respecte. De la poudre d'amandes de Valence, de la meringue italienn...

L'attaque en bouche est franche, légèrement craquante, puis très vite le moelleux fond voluptueusement sur la langue, libérant les subtilités des parfums audacieusement superposés. Pierre Hermé a tout testé, tout osé. Aujourd'hui, pour les gourmands de Paris, de New York ou de Tokyo, c'est un demi-dieu, macaron man, celui qui a révolutionné le macaron, ce biscuit du xvie siècle, originaire de la Péninsule, devenu le graal de tout pâtissier qui se respecte. De la poudre d'amandes de Valence, de la meringue italienne, de la ganache aromatisée, on assemble le tout, 24 heures dans le frigo, et le tour est joué. Un jeu d'enfant ? C'est ce que prétend notre Picasso of pastry qui nous livre ce mois-ci dans un ouvrage très pédagogique (histoire de ne pas nous complexer) 68 de ses créations emblématiques, du classique vanillé au méconnu ketchup-cornichon. Avec beaucoup de patience et de minutie, on peut faire aussi bien que lui, juré ! Pour un premier test, nous vous suggérons le macaron framboise dont il nous a confié la recette. Un must ! Quand les couleurs acidulées de Missoni se mêlent à la pureté minimaliste du Corian®... pour l'un des cocktails les plus détonants du moment. L'icône fashion italienne s'invite désormais dans l'univers de la maison, tout comme Bottega Veneta qui s'associe à Poltrona Frau, Vivienne Westwood qui habille Molteni, ou bien encore Pucci qui se faufile chez Cappellini. Objectif affiché : offrir aux clients des produits résolument contemporains grâce au sens exceptionnel de la couleur et des imprimés des créateurs de mode. Voilà notre home sweet home tout chamboulé ! Des tons virevoltants quand on rentre chez soi, quoi de plus dopant quand, de toutes parts, le mot crise est sur toutes les lèvres ? Gonflée, culottée, surdouée (dixit ses potes), naturellement flemmarde (c'est elle qui le prétend), Valérie Lemercier ne cesse de nous épater. Pour preuve Agathe Cléry, le dernier film musical d'Etienne Chatiliez - sortie prévue pour décembre prochain - dans lequel elle incarne une jeune femme blanche qui vire au noir. Entre-temps, elle aura squatté le Palace à Paris pour un one-woman-show décliné en 16 personnages, de la petite fille de 8 ans à l'écolo fanatique, en passant par la bourgeoise, voire même la fille adoptive de Chirac. Bref, du Lemercier pur jus ou " l'art de voir du drôle là où le reste du monde ne voit rien ". Pour Weekend, elle a accepté de dialoguer avec l'une de ses grandes amies, Vanessa Seward, directrice artistique d'Azzaro, qui joue le rôle de l'agitatrice de la boîte à questions. Instants volés. Christine Laurent