On n'a pas tous les jours 70 ans, la maison Dior, en tout cas, maîtrise l'art de nous faire rêver en nous replongeant à l'envi dans ses archives, même en ce début d'année 2018 qui devait pourtant siffler la fin des festivités. Il faut croire que le monde de la mode en redemande, on ne pe...

On n'a pas tous les jours 70 ans, la maison Dior, en tout cas, maîtrise l'art de nous faire rêver en nous replongeant à l'envi dans ses archives, même en ce début d'année 2018 qui devait pourtant siffler la fin des festivités. Il faut croire que le monde de la mode en redemande, on ne peut qu'abonder en ce sens lorsque l'on se penche sur les clichés de Paolo Roversi, incontestable maître du flou et de bien plus encore. L'émotion qui se dégage de l'image est le fruit d'une alchimie bien particulière dont le photographe italien parle mieux que quiconque. " Je dis toujours que le designer est le compositeur de la musique et que le photographe est le musicien : c'est lui qui interprète le morceau, confiait-il encore récemment. Il est très important pour moi d'être face à cette musique, de la jouer comme je le souhaite et, ce faisant, de créer ce type particulier de femme et d'homme. Le rêve de couture est très important dans ce que je fais. " L'homme, pour ce faire, ne s'embarrasse pas de décors, son studio lui suffit, quelques chaises, un tapis, une vieille couverture en guise de toile de fond, c'est ce vide apparent qui multiplie les possibles. Entre portfolio et monographie de mode, cet élégant volume est nourri par de nombreuses notes manuscrites de Roversi lui-même. Il séduira les amateurs de haute couture comme les passionnés de photographie.